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dimanche 4 janvier 2009

Noël à Mangkait. Troisième partie: célébrer la nativité du Seigneur.

Si je suis allé à Mangkait, c'est avant tout pour célébrer Noël avec des Indonésiens qui vivent cette fête encore de façon « traditionnelle », sans matraquage commercial, sans course aux cadeaux, sans se prendre la tête.

Alors, comment les Indonésiens fêtent-ils Noël? De façon assez classique, mon général. Le 24 en début de soirée, ils célèbrent la messe. Au début de celle-ci, les enfants du village jouent une crèche vivante devant l'autel. On chante "Malam kudus" ("Douce nuit, Sainte nuit"), et les autres chants traditionnels de Noël, toujours en Indonésien. Le soir même, rien de particulier n'est prévu. 

Le 25, tous les insulaires sont priés de porter des vêtements neufs, ou, à défaut, leurs plus beaux vêtements. Le matin une messe est de nouveau célébrée, puis les petits enfants viennent chercher un petit sac de cadeaux dans la maison du prêtre. Il contient quelques friandises et une bricole, mais rien d'extraordinaire. Tout le village se retrouve. Après un repas simple et rapide, les famille se reçoivent entre elles et s'offrent à manger toutes sortes de petits gâteaux préparés avec amour (c'est qui?) depuis plusieurs jours déjà. 

Un principe très bien, je trouve, mais pénible dans sa mise en oeuvre concrète: il est de très mauvais ton de passer devant une maison et de refuser l'invitation qui est faite d'entrer, et il est indispensable d'accepter de manger les gâteaux que l'on propose. Refuser serait une insulte. Et comme c'est un honneur pour chacun de recevoir LE blanc à la maison, je fus invité partout. De quoi en être malade. J'ai visité comme cela 22 familles le premier jour, 18 le deuxième, 20 les troisième et quatrième. Une expérience finalement assez pénible. Le soir du 25, comme on a pas mangé assez de gâteaux, tout le village se retrouve: on dîne ensemble en suivant un spectacle, dont le déroulement semble immuable: discours du responsable de l'île, genre de maire, puis discours du représentant des autorités provinciales, s'il est là, discours du responsable des la communauté catholique, puis discours du responsable de la communauté protestante, prière du prêtre, prière de la pasteure, re-crèche vivante (pour les protestants qui par définition n'étaient pas à la messe), 

chants des enfants, bénédicité par le prêtre (au moins 10 minutes!), musique pendant qu'on mange, Grâces par la pasteure, karaoké. Voilà, Noël est passé.

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