Une erreur est survenue dans ce gadget

mardi 30 juin 2009

Fin!


Voilà, ce blog est terminé. Je suis rentré en France.
Mon ancien téléphone fonctionne toujours: 06 75 14 10 35.

mercredi 24 juin 2009

lundi 22 juin 2009

Fête d'A Dieu

Les enfants du foyer m'ont fait une petite surprise (officiellement c'était une surprise, mais en fait j'étais un peu au courant puisqu'ils m'ont demandé 500 000Rp pour faire les courses...).
Ils m'ont organisé une petite soirée barbeuk (avec les filles du foyer des soeurs) pour mon départ. Hier soir. On avait du cochon (tout est bon, dans le cochon, surtout après un an sans en manger!), mais malheureusement pas de chien à faire à la broche, parce qu'on en pas trouvé de disponible...
Ils m'ont préparé des chansons, en fait des reprises des tubes indonésiens dont ils ont changé les paroles.
C'était très sympa.

Qu'il est dur d'être volontaire MEP...

De l'utilité de Facebook

Non, Facebook ne sert pas qu'à tuer le temps que l'on peut parfois penser trop lent. Il a aussi utilité: rester en lien avec ses amis des deuxièmes ou troisièmes cercles. Ceux que l'on voit rarement, mais dont on est contant d'avoir des nouvelles de temps en temps, et pourquoi pas de se retrouver.
Il y a quelques temps j'avais dîné avec une amie de Danièlou, en prépa en même temps que moi, étudiante à Singapour dont j'avais appris par hasard la présence à Bintan (mon île) pour le nouvel an chinois grâce à FaceBook. Et ce week-end, idem avec un ami de lycée, maintenant étudiant à l'esc Bordeaux et en stage à Jakarta. Baptiste est venu passer le week-end au foyer. Le temps de lui faire visiter les plages de mon île.
Le week-end prochain, je devrai recommencer, de nouveau à Singapour avec une amie de lycée.
Merci Dustin Moskovitz et Mark Zuckerberg.

mercredi 17 juin 2009

Résultats du bac, surprenants...

Les résultats du bac sont tombés. Deux des jeunes du foyer sont concernés, l'ayant passé cette année.
Kornelius avait déjà redoublé. C'est un gars intelligent et cultivé, mais très très paresseux. C'est d'ailleurs pour ça qu'il est resté un an de plus au lycée. Cette année il a fallu se battre pour qu'il travaille un minimum et qu'il ne glande pas trop. On s'attendait à un bac ric-rac, mais il est major de son école (qui est réputée être d'un bon niveau), avec une moyenne assez époustouflante. Félicitations!
Tony était l'exemple de l'élève sérieux. Un vrai modèle. Toujours à l'heure, concentré, faisant même des heures sup d'études (le fou!), il avait des résultats à l'école tout à fait honorables. Mais il a raté son bac. De peu certes, mais c'est raté. Une vrai surprise. On ne sait pas encore ce qu'il va faire. Jusqu'à présent c'était le diocèse qui payait tout ses frais de scolarité et de foyer, sa pauvre mère, veuve, n'ayant pas un rond. On ne sait pas encore si le diocèse va renouveler sa générosité... A suivre.
Au niveau de l'Indonésie, un certain nombre d'écoles ont 0 reçu. Non pas que tous les élèves soient archi nuls, mais dans ces écoles les professeurs avaient acheté les réponses à des fonctionnaires du ministère de l'éducation quelque peu véreux. Et ces résultats étaient faux*. L'humiliation....

* Le bac indonésien est surtout composé de QCM

dimanche 14 juin 2009

À Sumatra, le conflit entre hommes et animaux dégénère


Les animaux se rapprochent des zones habitées à la recherche de nourriture.
Les animaux se rapprochent des zones habitées à la recherche de nourriture.

Sur l'île indonésienne, les conflits entre hommes et animaux sauvages deviennent de plus en plus fréquents, et souvent mortels. Responsable : le recul des forêts qui réduit leurs territoires.

Punirah était profondément endormie lorsque deux gros éléphants mâles ont pénétré dans son village. À 70 ans, elle n'était plus suffisamment alerte pour quitter sa maison à temps ; elle est donc morte piétinée lorsque les animaux à défenses, attirés par l'odeur de sucre et de sel venue de sa cuisine, ont démoli les légers murs de bois de sa petite maison.

Punirah n'est que la dernière victime en date d'animaux sauvages. Et la liste de morts s'allonge dramatiquement. Depuis le début de l'année, on a recensé pas moins de 10 attaques de tigres à Sumatra, dont huit mortelles. «Mais les tigres, ce n'est rien, même s'ils mangent les hommes, estime Dermawan, un paysan. Les éléphants sont bien pires, car eux détruisent nos récoltes sans qu'on ne puisse rien faire.» Près de chez lui, une autre femme est morte piétinée, l'année dernière. Mais les raids des animaux sur les vergers, eux, arrivent au moins une fois par semaine et les paysans, déjà pauvres, peuvent ainsi voir s'évanouir en une nuit le résultat de longues semaines de labeur.

Sur les 25 dernières années, Sumatra - une île grande comme la France - a perdu les deux tiers de sa couverture forestière. Par conséquent, l'habitat naturel des orangs-outangs, éléphants, rhinocéros et tigres de Sumatra, toutes des espèces protégées et en voie de disparition, a été détruit. Et au fur et à mesure que leur territoire rétrécit, ils se rapprochent de plus en plus fréquemment des zones habitées par les hommes à la recherche de nourriture. D'où des conflits hommes/animaux qui vont crescendo.

Patrouilles antiéléphants

Pour se protéger, les villageois déposent des poisons ou installent des pièges aux alentours de leurs champs. Voire abattent les animaux sauvages quand ils en ont la possibilité. Il n'y a pas de statistiques officielles précises quant au nombre d'animaux tués, puisque ces actes sont illégaux, mais depuis le début de l'année, au moins quatre tigres ont été abattus. Et selon l'ONG WWF, entre 2002 et 2007 le «conflit» a fait 42 victimes humaines et une centaine d'éléphants. En mars dernier, l'ONG ProFauna a recensé 12 pièges à tigres sur un seul parc national, sans pouvoir déterminer si ceux-ci avaient été mis en place pour protéger des villages limitrophes ou pour alimenter le trafic illégal d'animaux sauvages.

Deux ONG ont instauré des patrouilles antiéléphants pour tenter de limiter l'impact de l'opposition homme/animaux. Celle de Faune et Flore internationale (FFI) circule dans les montagnes d'Aceh, à l'extrémité Nord de Sumatra, à la limite de la «porte de la jungle» - un ancien pan de forêt récemment défriché - par lequel les éléphants sauvages pénètrent dans le territoire des hommes. Ici, quatre pachydermes domestiqués sont chargés de repousser dans la forêt leurs cousins sauvages qui viennent dévaster les champs des paysans. La formule «éviter le conflit de manière pacifique» semble efficace et a été adoptée par une grande plantation d'huile de palme de Sumatra. Toutefois, cela ne reste qu'une solution sur le court terme, particulièrement si le rythme de la déforestation ne faiblit pas.

La province d'Aceh est celle où les forêts restent les mieux préservées de l'île grâce, paradoxalement, à la guerre civile qui l'a déchirée pendant trente ans. Pendant cette période, la jungle était le domaine exclusif des guérilleros et de l'armée, où les tronçonneuses ne pouvaient pas pénétrer. Mais depuis la signature du traité de paix, en 2005, la forêt a commencé à être grignotée et les animaux, autrefois relégués au cœur de la jungle, s'aventurent de plus en plus sur ses lisières.

«Depuis la fin du conflit, on peut enfin travailler dans nos champs et gagner un peu d'argent. Mais on a un nouveau problème maintenant, car nous sommes entrés en guerre contre les animaux», résume Saiffuddin, chef d'un village proche de la brigade antiéléphants de FFI.

mardi 9 juin 2009

Dîner de fête!

Hier soir c'était la fête pour le dîner: on avait du chien!




















Et en bonus, LE fruit hebdomadaire: une mini-banane.

lundi 8 juin 2009

Les comptes - mai

Comme chaque mois, voici les comptes courants du foyer:
Recettes: 17 400 000 Rp ( 1450€)
Charges: 16 907 000 Rp (1409€)
Résultat: 493 000 Rp, soit 41€ et 1 centime. (Si, chaque centime compte!)

Vous notez donc ce mois ci un résultat légèrement positif. C'est d'autant plus remarquable qu'en mai on n'enregistre pas de don dans les comptes courants, mais, au contraire, des charges supplémentaires: la fin du massacre de nos arbres (600 000 Rp), l'achat de fuel pour la cuisine pour plusieurs mois car il parait qu'il va y avoir une pénurie (1 000 000). Je n'ai pas compris pourquoi..., le salaire de Raphael (un ancien du foyer qui attend des résultats de promesses d'embauche et qui pour patienter glandouille au foyer en faisant semblant de travailler... ). Ça ce n'est pas une idée de moi. (500 000 Rp).
En fait, le résultat est positif parce que j'ai mis la pression aux parents en retard de paiement du foyer pour qu'ils se mettent à jour. Ce qui m'agace chez eux, d'ailleurs, c'est que des gars très pauvres se saignent aux quatre veines pour payer à jour le foyer, et que d'autres, pourtant plein d'argent peuvent avoir trois-quatre mois de retard...

En plus de cela, des Singapouriens sont venus nous rendre visite il y a quelques semaines. Ils ne sont pas venus les mains vides, puisqu'en changeant leurs 2000S$ j'ai obtenu près de 14 millions de roupies. A leur demande, cela va être consacré au ravalement du foyer (en cours, bientôt un article avec photos) et au changement de deux portes complètement défoncées.

Une cuisine toute propre...

Avant, la cuisine était vraiment dégeu (photos ici et aussi là).
Grâce à vos dons, j'ai pu la faire rénover un peu: pose de carrelage un peu partout, réfection du toit qui fuyait beaucoup, peinture des murs pour remplacer les éclaboussures d'huile de friture.
Même si les ouvriers ont travaillé un peu (totalement? Bon, ok) comme des cochons, c'est quand même bien plus propre, clair et hygiénique!

L'ascension de LA montagne

Bintan est une île plutôt plate. Une "montagne" fait exception. Lieu culte pour les habitants de Tanjung Pinang, c'est un peu comme le pèlerinage à la Mecque: il faut l'avoir fait une fois.
D'une altitude de quelques 250-300 mètres (on n'a pas pu être plus précis avec moi), son escalade se fait en une bonne heure.

Les jeunes du foyer la montent parfois pieds-nus (c'est pour ne pas abîmer les tongs..), et, une fois en haut on se dépêche de faire griller du poulet au feu pour rassasier les 40 ventres affamés! Enfin, on profite de la cascade pour se rafraîchir avant de rentrer.

vendredi 5 juin 2009

Quatre éléphants empoisonnés en Indonésie.

 Ségolène, Martine, Bertrand, et Laurent Quatre éléphants rares de Sumatra ont été trouvés morts dans le nord-ouest de l'Indonésie, près d'une plantation de palmiers à huile, probablement empoisonnés par les villageois selon un défenseur de la nature.

Les carcasses des pachydermes protégés se trouvaient dans une forêt à 900 km de Djakarta, la capitale indonésienne, d'après Eddy Santoso, responsable de l'agence locale pour la protection des ressources naturelles. La dernière carcasse trouvée jeudi était en partie brûlée avec des pneus usagés, au point de ne pouvoir déterminer si l'animal était mâle ou femelle.
Les trois autres étaient des femelles.

Il ne reste que 3.000 éléphants de Sumatra en liberté, principalement dans les forêts de la province de Riau. Une partie de leur territoire est converti en palmeraies par les villageois avec le soutien de la compagnie nationale Perkebunan Nusantara.

jeudi 4 juin 2009

De si belles plages...

Hier je suis allé me ballader un peu en moto pour profiter du très beau temps. Je suis allé voir les plages de la côte est. Toujours aussi belles...

Le beurre en... conserve

Un des petits trucs qui me manquaient depuis le début de la mission, c'était le beurre. Les indonésiens n'en mangent pas. Ils ont une margarine très bas de gamme, mais pas de beurre fait avec du lait. 
Avant hier, j'ai trouvé du beurre au supermarché, dans un rayon que je ne fréquente guère en général. Du beurre en conserve. J'étais un peu sceptique au début, hésitant à l'acheter parce que ce n'était pas donné (49000 Rp la boite, tout de même, vous conviendrez qu'ils doivent se faire une belle marge), mais j'ai pris le risque, et le résultat est honorable. Ça ne vaut pas un bon beurre frais, mais tout de même ça m'a permis de faire aujourd'hui des pommes de terre sautées. Un régal!

Quel long silence...

Une grosse branche est tombée lors d'un coup de vent, il y a un moment maintenant, sur nos fils de téléphone, ce qui a entraîné une coupure de notre connexion Internet ces derniers jours. Maintenant que tout est réparé, me voici de retour. Je vais tenter de combler le retard dans la publication des messages.

vendredi 22 mai 2009

Des imams critiquent Facebook (AFP)

Des responsables religieux musulmans indonésiens ont appelé aujourd'hui les internautes à utiliser avec circonspection les sites de socialisation comme Facebook, susceptibles de favoriser les commérages et l'obscénité.
Réunis jeudi et vendredi dans une école coranique de l'île de Java, quelque centaines de religieux ont débattu de l'explosion d'internet et de ses conséquences religieuses, morales et éducatives, dans le plus grand musulman du monde.

Au terme de leur réunion, ils ont publié un "avis" mitigé, reconnaissant que les sites comme Facebook ou Friendster permettaient de réduire les frontières et de favoriser les contacts. Mais le fait qu'ils "favorisent les commérages et la critique des autres est contraire à la loi de l'islam", précise le texte.

"Nous interdisons l'utilisation de Facebook et des autres sites de sociabilisation s'ils ne favorisent pas l'enseignement de l'islam", a précisé le porte-parole de la réunion, Abdul Muid Shohib, à la presse.

Facebook connait un sucès considérable en Indonésie, le quatrième pays le plus peuplé au monde avec 234 millions d'habitants, où l'utilisation d'internet reste encore limitée. Il se place au premier rang des sites les plus visités, devant les moteurs de recherche Google et Yahoo, selon Alexa.com, qui évalue le trafic internet.

Plus haute autorité musulmane du pays, le Conseil des Oulémas "n'a jamais interdit l'internet tant qu'il favorise l'enseignement et la recherche d'informations positives. Mais nous le bannissons s'il mène à l'obscénité ou à l'acte sexuel avant le mariage", a précisé Abdussomad Buchori, son responsable régional pour l'est de Java.
L'imam a précisé que, si aucun progrès n'était constaté à l'avenir, le Conseil pourrait saisir le gouvernement afin qu'il prenne des mesures pour restreindre l'accès aux sites critiqués.

Fondé en 2004 dans une chambre d'étudiant de l'université Harvard, Facebook est aujourd'hui disponible dans une quarantaine de langues dans le monde.

jeudi 21 mai 2009

Le crash d'un avion militaire fait 98 morts en Indonésie



VIDEO - L'avion transportait des soldats et leurs familles lorsqu'il s'est écrasé dans une rizière. Seule une quinzaine de passagers a survécu, tandis que deux villageois ont été tués par la chute de l'avion.


Au moins 98 personnes ont été tuées mercredi en Indonésie dans le crash d'un avion de transport de troupes. Selon un bilan encore provisoire, seuls quinze passagers ont survécu au crash du Hercules C-130, qui s'est écrasé dans une rizière de l'est de l'île de Java avant de prendre feu. Par ailleurs, deux des 98 morts sont des villageois tués par la chute de l'avion.

Parti de Jakarta, l'appareil de l'armée de l'air transportait 11 membres d'équipage et une centaine de passagers, des soldats et des membres de leurs familles, dont 14 enfants, à destination de la province de Papouasie, à l'extrême-est de l'archipel indonésien. Il s'est écrasé vers 06h30 (00h30 à Paris) alors qu'il était en phase d'atterrissage, pour une escale sur une base militaire.

Avant le choc, l'avion a «heurté plusieurs maisons puis a rebondi sur le sol», a raconté un témoin, tandis que d'autres ont assuré avoir entendu un bruit d'explosion lorsqu'il était encore en vol. Ses débris ont été disséminés sur plusieurs dizaines de mètres au milieu de rizières et de champs. Une roue de l'avion s'est même encastrée dans le mur d'une maison.

Construits par le groupe américain Lockheed, les Hercules C-130 sont des avions d'une capacité de 120 sièges très utilisés dans le monde pour le transport de troupes et de matériel. Mardi matin, le ministre de la Défense indonésien a reconnu que le budget de maintenance des armées était insuffisant pour maintenir en bon état la flotte d'avions : «Idéalement, il devrait atteindre 20 à 25% du budget militaire total mais il n'est actuellement que de 10%».

L'Indonésie est extrêmement dépendante des liaisons aériennes pour relier ses quelque 6.000 îles habitées, dont certaines sont couvertes de montagnes et de forêts. En raison du nombre élevé d'accidents, l'Union européenne avait placé en juillet 2007 sur sa «liste noire» l'ensemble des 51 compagnies aériennes indonésiennes, leur interdisant de poser leurs avions dans les 27 pays de l'UE.

dimanche 17 mai 2009

Ma mission, c'est aussi...

... Être architecte d'intérieur, entrepreneur et chef de chantier!
Grâce à vos dons, j'ai entrepris de rénover (un peu) la cuisine qui en avait vraiment besoin, à mon avis*. Pour faire simple, mon objectif est double: éviter que quand il pleut dehors il pleuve autant dedans, et faire en sorte de ne plus avoir d'éclats de peinture écaillée qui tombent dans les marmites... Accessoirement, si on pouvait se débrouiller pour que ce ne soit plus les éclaboussures d'huile qui tapissent les murs, ce serait cool!
Pour ça, je fais refaire le toit (en tôle) complètement, ainsi que le faux plafond qui s'écroulait (et par la même occasion, on fera réparer l'électricité pour que la cuisine soit de nouveau dignement éclairée). Je fais carreler en blanc les plans de travail et les murs jusqu'à 1m60 environ (on met une petite frise pour faire joli), et on repeint tout le reste avec de la peinture propre, de la meilleur qualité possible pour pouvoir être lessivée. 



*Tonu, notre cuisto n'est malheureusement pas plus contant que ça: il trouvait sa cuisine très bien, et le temps des travaux il est dérangé dans son travail. Comme beaucoup d'Indonésiens, il est incapable de se projeter dans l'avenir et de se dire qu'il travaillera dans de meilleures conditions...

samedi 16 mai 2009

Visite de Singapouriens

Aujourd'hui sont venus des singapouriens. Une cinquantaine de personnes de la paroisse Notre-Dame-Etoile-des-mers (ou un truc dans le genre). On avait bien préparé la visite, astiqué le foyer du sol au plafond, préparé un repas avec de la viande et des fruits, et même fait un spectacle durant le repas. 
Bon travail: S$ 2000 dans la poche, des sacs de riz et des nouilles!

Dès que j'ai cinq minutes je mets l'album en ligne. 

vendredi 15 mai 2009

S'occuper pendant les vacances

Cette semaine, une partie des enfants du foyer était en vacances. Une partie seulement; c'est pas très pratique pour s'occuper d'eux, organiser des activités en même temps que surveiller l'étude. Mais la plupart de ceux qui ont eu des congés sont rentrés chez eux. Ceux qui n'avaient pas d'argent, ou qui habitent trop loin sont restés; Ils glandaient un peu trop à mon goût. 

Alors j'ai organisé un truc: jardinage pour tous, avec des gâteaux et des jus de fruits quand tout est bien propre. Résultat: le foyer n'a jamais été aussi nettoyé: (presque) plus un papier par terre ce soir. Ceux qui connaissent les Indonésiens noteront que j'ai réalisé un véritable exploit, à inscrire dans les annales. S'ils sont réalistes, ils me diront aussi que dès demain ce soir il y en aura à nouveau des tonnes... Mais ne soyez pas trop réalistes, s'il vous plaît, laissez-moi rêver!  


jeudi 14 mai 2009

Big Brother is (still) watching you!

Comme je l'ai expliqué ici, j'ai installé un système digne de Big Brother pour mieux connaître les flux de visiteurs sur ce blog. Vous voulez quelques infos?
Tout d'abord, je suis surpris par le volume de connexions. J'imaginais que l'on devait en avoir une cinquantaine par mois. Ces trente derniers jours, le site a eu 592 visiteurs, dont 365 différents (même ordinateur, même navigateur). C'est beaucoup plus. Mais je pense qu'une grande partie des visiteurs sont arrivés malgré eux et "à l'insu de leur plein gré", puisque la durée moyenne de visite est de 23 secondes. 
Géographiquement, c'est très varié: si 73, 8% viennent de France ( dont 58,52% d'île de France, 0,85% de Nantes, 0,68% e Nice ou de Rouen, 0,34% de Lille, de Lyon, d'Amiens et de Metz), 8,2% viennent d'Iran, 3% du Canada (Laval, Montréal, Brampton et Burnaby), 2,4% de Suisse... de façon anecdotique, il y a aussi eu des visiteurs de Colorado Springs, Mountain View et Aiken (E.-U.), Abidjan (Sénégal), Quezon City (Philippines), Bunjumbura (Burundi).... Sur la carte du monde qui me montre l'origine des visiteurs, il y a des points un peu partout.
J'ai plein d'autres infos comme ça, mais Big Brother me somme de ne pas les divulguer, parce qu'on quitterait la Novlangue...

mardi 12 mai 2009

Copier-coller n'est pas tricher!

Ci-dessous, un article que je viens d'écrire pour la revue des MEP. Ceux qui ont reçu un courrier à Noël s'apercevront qu'une large partie de cet article n'est qu'une reprise de la lettre que j'avais alors envoyée...

Les enfants du foyer Saint Tarsisius.

Le foyer Saint Tarsisius a été fondé il y a 25 ans par le père Henri Jourdain, MEP. A l'origine, il accueillait surtout les adolescents des innombrables petites îles qui composent la paroisse de Tanjung Pinang et sur lesquelles il n'y avait pas d'école: Le collège le plus proche pouvait se trouver à plusieurs heures et parfois même plus d'une journée de bateau: impossible alors d'être scolarisé s'il n'existe pas une structure pour vous héberger. Aujourd'hui, de plus en plus d'îles ont leur école, ce besoin de structure d'accueil à Tanjung Pinang devient donc moins important. Mais un nouveau type de jeunes arrivent: ceux de Batam, l'autre « grande » île de notre archipel. Se mêlent alors deux types de population dans le foyer:


Les jeunes originaires de Batam viennent d'une île ou tout est récent, rien n'a de racines. Il y a vingt-cinq ans l'île comptait environ trente mille habitants. Aujourd'hui certains parlent d'un million. Les personnes qui se sont installées là sont donc toutes, d'une façon ou d'une autre, des déracinées. Et le « développement » économique a été vu par nombre de malheureux comme un eldorado. Si certains s'en sortent bien et deviennent la classe moyenne naissante de l'Indonésie, beaucoup sombrent dans la misère, et les cortèges de malheurs qui vont avec: mal-logement, drogue, prostitution, violence extrême... Vous imaginez l'état d'esprit des enfants qui sortent de ça et que l'on voit arriver au foyer. Les enfants issus de la nouvelle classe moyenne – souvent des fils de commerçants - ne sont pas indemnes de ces malheurs non plus. Mais ce n'est pas cela qui les fragilise le plus: Ils baignent dans un milieu totalement imprégné des valeurs de la société de consommation. De ses valeurs les plus bas de gamme surtout. Et ils sont frustrés car s'ils ont assez d'argent pour avoir une vie de consommateur « à l'occidentale », ils restent bien trop modestes pour satisfaire toutes leurs envies (d'ailleurs quelqu'un est-il assez riche pour toutes les assouvir?). Et quand l'on fonde sa vie sur ça, forcément ça rend assez malheureux... Si par malchance on a en plus des parents pour qui l'objectif essentiel de la vie est le business dans ce qu'il a de plus primaire, sans foi ni loi - et sans temps à consacrer pour faire grandir droitement ses enfants - , on est pas mal déboussolé. Et c'est peu de chose de le dire.

Voilà pour les jeunes venant de Batam. Ce sont les plus nombreux, et c'est parmi eux que l'on trouve les plus difficiles.


Restent les garçons qui viennent des petites îles de la province. Certaines ne comptent que quelques dizaines de familles ou sont à plus d'une journée de bateau de la première ville d'importance. Ils ont le coeur simple et pur des gens vivant loin des grandes tentations actuelles. Leurs pères sont presque exclusivement des pêcheurs (sur barque souvent, au mieux motorisée...), ils vivent dans de petites cabanes en bois généralement sans électricité ni eau courante. Ils ne sont pas nécessairement pauvres pour autant, ou, au moins, pas misérables, si l'on estime la pauvreté par rapport à des besoins: ils n'ont, pour ainsi dire, pas de besoins matériels. Mais sur leur île ils n'ont pas d'avenir: le poisson se raréfie, les prix baissent. Leur seul moyen d'en avoir un est de venir étudier et de trouver un métier ailleurs que chez eux. Ils arrivent donc au foyer, émerveillés par la ville. Si l'on y prend pas gare, ils seront eux aussi happés par ses vices. Et eux sont les plus fragiles.


Ces deux types de jeunes cohabitent finalement assez bien au sein du foyer. S 'ils sont de caractères assez différents, ils se retrouvent dans une recherche commune assez maladroite de valeurs sur lesquelles ils pourront fonder leur vie: la société indonésienne dont ils sont issus se meurt à ses traditions. A la place, la « modernité » n'est en fait qu'un grand vide dans lequel s'engouffrent anarchiquement tout un tas de valeurs occidentale telles que les indonésiens les perçoivent: à l'esprit de groupe s'est substitué le corporatisme et le communautarisme, à la solidarité, la corruption et le vol, à l'harmonie le mensonge, à la quiétude, la paresse... L'Indonésie, comme de nombreux pays, est malade de la modernité.


C'est dans ce contexte que les MEP m'envoient pour être éducateur. Au delà du travail quotidien d'éducation, ma mission est de transmettre des valeurs sures à ces 45 jeunes, des rocs fiables et éprouvés sur lesquels ils pourront s'appuyer toute leur vie: c'est le Christ. Mission magnifique et passionnante, mais ô combien ardue: je ne propose pas moins à mes garçons de choisir de vivre à contre courant de ce qui leur est montré mille fois par jour comme LA voie du bonheur. Et comme ce courant qui les entraîne est fort et mon pouvoir de persuasion faible!! Alors, moi qui ne pensais que leur transmettre ces pistes, je fus un temps aussi déboussolé qu'ils le sont. Il m'a fallu à moi aussi, tout comme je leur demande, trouver la force de caractère nécessaire pour choisir vraiment l'évangile comme programme de vie. Ce n'est pas facile, c'est un combat de chaque jour, mais, le simple fait de poser ce choix est source d'une joie immense, profonde. Et c'est alors que je deviens crédible auprès de ceux qui me sont confiés: ce que je leur expliquais avec des mots, je commence moi même à le vivre. Maladroitement, certes, mais quelque chose est là, qu'ils perçoivent. Ce que je veux leur transmettre ne passe alors plus par des mots, mais paradoxalement il passe mieux: un regard suffit souvent et l'essentiel est compris. 

vendredi 8 mai 2009

Les comptes - avril

Voici, rapidement, les comptes courants du foyer pour le mois d'avril:
- Recettes: 11 145 000 Rp (928, 75 €)
- Charges: 11 808 000 Rp (984€)
- Résultat: - 663 000Rp (-55,25€)

En avril, les dépenses ont été faibles, malgré une hausse d'un tiers* des charges sociales, à cause de deux semaines de vacances durant lesquelles presque tous les enfants sont rentrés chez eux. Du coup les dépenses de nourriture, mais aussi d'électricité, de téléphone... ont été inférieures d'environ 3 000 000 Rp par rapport à un mois ordinaire. 
Les recettes aussi ont été faibles, malgré un don d'amis Singapouriens 1,5 millions de roupies, pour la simple raison que beaucoup de parents ont été en retard pour régler leur mensualité... Les indonésiens ne sont donc décidément pas rigoureux quand il s'agit d'argent!..
Par ailleurs, grâce à vos dons, j'ai entrepris de faire rénover totalement la cuisine qui était vraiment dégeu (photos ici). Ces travaux ne sont pas budgétés dans les comptes courants, mais je ne manquerai pas d'en écrire un article bientôt.

La photo représente la plus petite pièce indonésienne en circulation (si on exclue les très rares dernières de 50 Rp). Elle vaut: 0,71 centimes d'euro. C'est tellement peu que dans les magasins elle est parfois remplacée par... des bonbons! Un mentos par exemple.  



* Un tiers d'un coup, c'est énorme: de 3 à 4 millions... Cela s'explique par le fait que les augmentations annuelles se font à ce moment de l'année, que l'inflation l'année passée fut entre 15 et 20%, et que le mode de calcul des cotisations sociales semble avoir changé!

jeudi 7 mai 2009

Le missionnaire

Un film de très haute volée intellectuelle et de grande spiritualité vient de sortir. Il a pour thème la mission.
Pour voir la bande annonce, c'est ici!

La visite du couz

Erwan, un cousin a travaillé en Australie. Pour rentrer en France, il a choisi de prendre le chemin des écoliers.
 Il est donc passé 48h chez moi, le temps de lui faire découvrir quatre plages magnifiques de mon île, goûter quelques spécialités (mie goreng et nasi goreng pour les indonésiophones) et voir un peu la vie du foyer. Bons moments passés ensemble. Maintenant il est reparti et continue son périple en remontant vers le nord, la Malaisie.
 (Sur la photo, je venais de terminer mon quatrième pétard!)