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samedi 28 mars 2009

La rupture d'un barrage fait au moins 67 morts (lefigaro.fr)



Près d'une centaine de personnes sont également portées disparues après avoir été surprises en plein sommeil par des torrents de boue provoqués par la rupture d'une digue dans la banlieue de Djakarta.

«Le désastre est survenu tellement soudainement. Il a surpris les gens dans leur sommeil. Ils n'ont pas pu s'enfuir», explique un responsable au ministère de la Santé. Au moins 67 personnes sont mortes noyées et une centaine sont portées disparues, après une inondation de 2 millions de cubes d'eau provoquée dans la nuit de jeudi à vendredi par la rupture d'un barrage, dans la périphérie sud-ouest de la capitale, Djakarta. Le nombre de victimes devrait augmenter au fur et à mesure de l'avancée des recherches, ont prévenu les autorités.

Des centaines de maisons ont été inondées, partiellement ou totalement, dans les zones résidentielles de Cireundeu et de Tangerang, très peuplées et construites essentiellement de petites maisons peu solides. Avant la rupture de la digue de terre, «il avait beaucoup plu et le vent fort avait déraciné des arbres», précise le responsable au ministère de la Santé.

Quelque 500 personnes, dont des militaires, étaient toujours mobilisées samedi pour poursuivre les recherches. Le nombre exact de morts et de disparus va être difficile à établir, a indiqué le responsable du centre de crise du ministère de la Santé. «Certains d'entre eux ont le même nom», comme cela est fréquent en Indonésie, selon lui.

Des infrastructures peu entretenues

«J'ai été réveillé par le contact de l'eau avec mon visage. Je suis monté sur le toit pour sauver ma vie. J'entendais des gens crier et pleurer. J'étais en état de choc», témoigne Ghufron, un étudiant de 17 ans. «C'était comme de se retrouver au milieu d'un tsunami. Les gens criaient: ‘l'eau monte, l'eau monte' et notre chien aboyait», précise Minu, un habitant du quartier le plus touché où l'eau est montée jusqu'à six mètres de haut.

Les inondations et les glissements de terrain ne sont pas rares en Indonésie durant la saison des fortes pluies de mousson, qui correspond à l'hiver dans l'hémisphère nord. Les dégâts sont accentués par le manque d'investissements et d'entretien des infrastructures.

Le vice-président indonésien Jusuf Kalla s'est rendu vendredi matin dans la zone du désastre pour superviser les opérations de secours. «Ceux qui ont perdu leur maison seront aidés par l'Etat», a-t-il assuré.

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