Une erreur est survenue dans ce gadget

lundi 30 juin 2008

Barbecue d'A Dieu

Voici quelques photos du barbecue d'hier:

vendredi 27 juin 2008

Mais qui est Saint Tarcisius??

Le foyer ou je serai porte le nom de ce saint. Mais qui est-il donc?

Saint Tarcisius (ou Tarsicius) est un martyr chrétien qui a vécu au IIIe siècle dans l' Empire romain, c'est-à-dire à une époque de persécutions.
On dispose de peu d'éléments sur sa vie. Son existence ne nous est connue que par une inscription figurant sur le tombeau du pape Damase 1° dans les catacombes de Saint Callixte. Le texte de cette inscription est le suivant : "Tarcisius portait les sacrements du Christ. C'est alors qu'une troupe d'excités le pressa de les montrer aux impies. Il préféra donner sa vie plutôt que de montrer à ces chiens enragés les célestes membres."
C'était un enfant et il est mort lapidé en portant à son cœur le Saint Sacrement pour qu'il ne soit pas profané. C'est pourquoi l'Église en a fait le saint patron des servants d'autel et des premiers communiants.

Il est fêté le 26 août.

On peut voire une sculpture de ce saint dans l'allée centrale du musée d'Orsay.

Alexandre Falguière: Tarcisius, martyr chrétien, 1868,  musée d'Orsay

Alexandre Falguière: Tarcisius, martyr chrétien, 1868, musée d'Orsay

Pour me joindre:

Voici l'adresse postale du foyer ou je serai:
Pastoran Katolik
Kotak Pos 30
Jalan Diponegoro 12
Tanjung Pinang – Riau 29 101
INDONESIE

Par ailleurs, mon numéro de portable français restera activé. C'est ma sœur Gaëlle qui me transmettra les éventuels messages:
06 75 14 10 35
Dès que je l'aurai je transmettrai mon numéro de téléphone indonésien.

Mon pseudo Skype est: cedric de la serre

Enfin, mon adresse mail ne change pas: cedricdelaserre@yahoo.fr

Citation

Voici un extrait des Instructions données par le Pape Alexandre VII aux premiers missionnaires en 1659:

"Ne mettez aucun zèle, n'avancez aucun argument pour convaincre ces peuples de changer leurs rites, leurs coutumes et leurs mœurs à moins qu'elles ne soient évidement contraires à la religion et à la morale.
Quoi de plus absurde, en effet, que de transporter chez les chinois, la France, l'Espagne, l'Italie ou quelqu'autre pays d'Europe. N'introduisez pas chez eux nos pays, mais la foi. Cette foi qui ne repousse ni ne blesse les rites et usages d'aucun peuple."

On est loin du l'image du missionnaire-colonisateur de nos livres d'Histoire...

dimanche 22 juin 2008

Mon médecin est-il prudent ou sponsorisé par tous les labos?

Voilà une photo (non exhaustive!) de ce qui devrait remplir un bon bout de ma valise...
En espérant que cela ne serve qu'à rassurer les angoissés...

Après une interminable attente dans l'antre du grand Léviathan...

... j'ai enfin obtenu mon permis de conduire international!

Saya punya visa social-budaya!!

samedi 21 juin 2008

dimanche 15 juin 2008

Les routes de Vézelay





Une semaine de formation


A la maison mère des M.E.P., rue du bac à Paris. Au premier plan, un jardin asiatique.














Les volontaires de ma semaine de formation.













En pleine formation...



















Lors du traditionnel "verre d'après complies", avec le père Antoine de Monjour.

jeudi 12 juin 2008

Messe d'action de grace des 350 ans des M.E.P. à Notre Dame

Vidéo de la messe (2h00), célébrée le 8 juin à Notre Dame de Paris par le Cardinal Vingt-trois, et concélébrée - entre autres - par le Cardinal Ivan Dias, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples et le Cardinal Joseph Zen, archevêque de Hong-Kong.
Pour voire la vidéo diffusée sur KTO, cliquer ici. (Internet explorer conseillé)

Où vais-je?

D'abord, je vais en Indonésie, le plus grand archipel (13 000 îles environ, tout de même...), et le quatrième pays le plus peuplé du monde, avec environ 235 millions d'habitants. Les chiffres officiels de 1998 indiquent que 80% des Indonésiens sont musulmans, 5% protestants, 3% catholiques, 2% hindouistes, 1% bouddhistes, le 9% étant constitué d'"autres" religions.

Plus précisément, c'est dans l'archipel des îles Riau que les M.E.P. m'envoie en mission. Cet archipel est situé juste au sud de Singapour, à l'est de Sumatra. Sur la carte, c'est l'ensemble des petites iles ayant une photo.
Enfin, au cœur des îles Riau, c'est sur la "grande" île de Bintan qu'est situé le Foyer Saint Tarcissus qui m'accueille. Comme on le voit sur la carte, c'est vraiment pas très loin de Singapour...

Voilà enfin l'ile de Bintan, dont la principale ville est Tanjung Pinang (visible par une gros point orange) sur la côte est.

mercredi 11 juin 2008

Les saints des MEP

Prêtres des Missions étrangères canonisés:
- Le 6 mai 1984 : Laurent Imbert, Jacques Chastan, Pierre Maubant, Simon Berneux, Nicolas Daveluy, Pierre Aumaître, Martin Huin, Bernard Beaulieu, Pierre Dorie, Just de Bretenières. Martyrs en Corée.
- Le 19 juin 1988 : François Gagelin, François Jaccard, Etienne Cuenot, Joseph Marchand, Pierre Dumoulin-Borie, Jean Charles Cornay, Augustin Schoeffler, Pierre Néron, Jean Louis Bonnard, Théophane Vénard. Martyrs au Vietnam.

Prêtres des Missions étrangères béatifiés:
- Le 26 sept. 1926 Urbain Lefebvre mis à mort aux Carmes
- Le 27 mai 1900 Gabriel Taurin Dufresse, Auguste Chapdelaine, martyrs en Chine
- Le 2 mai 1909 Jean-Pierre Néel martyr en Chine
- Le 21 nov. 1954 Jean-Martin Moyë confesseur

Que sont les M.E.P.?

La société des Missions étrangères de Paris est une société de vie apostolique ayant pour vocation l'évangélisation des peuples d'Asie par la fondation d'églises, de diocèses et de presbytériums autochtones. Ce n'est donc ni vraiment une congrégation ni un ordre religieux, puisque les prêtres qui la composent sont pour la plupart incardinés dans leur diocèse d'origine.

L’histoire de la Société commence en 1649 par l’arrivée à Rome d’un missionnaire jésuite, le Père Alexandre de Rhodes. Après avoir fait plusieurs séjours au Tonkin et en Cochinchine de 1624 à 1645, Alexandre de Rhodes en a été expulsé comme bien d’autres missionnaires étrangers. Ce missionnaire zêlé a compris alors que les jeunes communautés chrétiennes, restées sans pasteurs, ne pourraient subsister sans prêtres autochtones. Il vient donc à Rome plaider pour l’envoi dans ces pays d’évêques qui auraient la responsabilité de promouvoir un clergé indigène, en mesure d’assurer le soin des fidèles, et seul capable de survivre en temps de persécution.

A cette époque, et surtout depuis la création de la Congrégation de la Propagande en 1622 (l'ancêtre de la Congrégation pour l'évangélisation de Peuples), la papauté est animée d’un profond désir de favoriser l’action missionnaire. Le Saint-Siège entend aussi reprendre la direction des missions dans les “terres nouvellement explorées”, dont le monopole a été accordé au Portugal et à l’Espagne par le pape Alexandre VI, depuis le traité de Tordesillas (1494). Aussi accueille-t-elle avec intérêt les propositions d’Alexandre de Rhodes. Mais la Congrégation n’a ni soutien ni ressources, et les papes hésitent encore à prendre des initiatives, susceptibles d’entraîner un conflit avec l’Espagne ou le Portugal.

En 1653, Alexandre de Rhodes va porter son message en France. Sa plaidoirie pour l’envoi d’évêques en Asie est entendue et remporte un franc succès près du clergé de Paris. Il trouve même des volontaires parmi les jeunes ecclésiastiques de l’Aa (Association d’amis). Les membres de la Compagnie du Saint-Sacrement, qui depuis longtemps désirent collaborer à l’oeuvre missionnaire, décident de leur côté de mettre leur influence et leurs ressources au service de ce beau projet.

Des suppliques sont adressées aux papes Innocent XI et Alexandre VII. Des évêques et des laïcs de France interviennent. Une dernière démarche de la Compagnie du Saint-Sacrement et de l’Aa finit par convaincre les cardinaux de la Propagande. Quatre évêques sont nommés, avec le titre de vicaires apostoliques : Mgr François de Laval Montmorency, Mgr François Pallu, Mgr Lambert de La Motte et Mgr Ignace Cotolendi.

L'un d'eux, Mgr François de Laval Montmorency, est envoyé comme vicaire apostolique au Canada. Il participe à la fondation du Séminaire des Missions Etrangères, mais plus tard la Mission du Canada sera amenée à fonctionner indépendamment de la Société des Missions Etrangères de Paris.

Les trois autres vicaires apostoliques partent vers l'Asie:

- Mgr François Pallu, comme vicaire apostolique du Tonkin et administrateur des provinces de Chine limitrophes du Tonkin,







- Mgr Pierre Lambert de la Motte, comme vicaire apostolique de la Cochinchine et administrateur des provinces méridionales de la Chine,







- Mgr Ignace Cotolendi, comme vicaire apostolique de Nankin et administrateur des provinces orientales de la Chine, de la Tartarie et de la Corée. Ces vicaires apostoliques sont considérés comme les véritables fondateurs de la Société des Missions Etrangères.





Avant leur départ pour leurs missions respectives, les vicaires apostoliques reçoivent du pape Alexandre VII, dans l’Instruction de 1659, des directives très précises qui peuvent être ramenées à trois chefs : 1. créer un clergé autochtone aussi nombreux et aussi bien formé que possible. - 2. s'adapter aux mœurs et coutumes du pays, en évitant de s'ingérer dans les affaires politiques. - 3. ne prendre aucune décision importante sans en référer à Rome.

Mgr Lambert de La Motte quitte la France en juin 1660. Mgr Cotolendi en juillet 1661 et Mgr Pallu le 3 janvier 1662. Chaque évêque est accompagné de prêtres et de laïcs. Ils sont, en tout, 17 missionnaires à quitter la France pour l'Asie. Huit vont mourir en route, y compris Mgr Cotolendi qui sera inhumé sur le rivage oriental de l'Inde. Et c'est seulement après un voyage de plus de deux ans que les survivants vont atteindre Ayuthia, au Siam, l'un des rares endroits où des étrangers peuvent alors débarquer en sécurité.

Après les dangers et les embûches du voyage, de nouvelles difficultés les attendent dès leur arrivée. Les vicaires apostoliques sont supposés exercer leur autorité sur tous les missionnaires résidant dans les territoires qui leur sont confiés. Mais les religieux, qui ont jusqu'alors exercé leur travail apostolique dans le cadre du patronage portugais, n'ont pas été informés de ce changement dans leur statut. Cette situation sera source de conflits déplorables pendant de nombreuses années, avec des conséquences désastreuses sur l'activité missionnaire.

Si surprenant que cela puisse paraître, la Société des Missions étrangères de Paris a fonctionné pendant plus de quarante ans sans document écrit régissant son organisation interne. Le premier règlement est rédigé en 1710. On y rappelle les objectifs principaux de la Société : elle est une association de prêtres diocésains, incardinés dans leur diocèse d'origine et mis à la disposition de la Propagande, pour aller travailler en mission sous l'autorité des vicaires apostoliques. On y souligne aussi la nécessité pour chaque missionnaire de tendre résolument vers la sainteté. Les vicaires apostoliques dirigent alors la Société de façon collégiale. Chacun d'entre eux a un procureur à Paris. Ces procureurs ont pour charge de pourvoir les vicariats en missionnaires et de trouver les fonds utiles à la bonne marche des missions.

Un changement important intervient en 1840. Jusqu’alors les candidats missionnaires étaient tous prêtres. Désormais on acceptera des séminaristes, qui seront incardinés dans la Société. Après la promulgation et l’entrée en vigueur du nouveau Droit Canon, en 1917, la Société des Missions étrangères perd son caractère d’association de prêtres diocésains, mis à la disposition de la Propagande, et devient pratiquement une sorte de congrégation composée de prêtres séculiers. Suite à cette réforme, les membres de la Société vont élire un supérieur général et voter leurs constitutions.

Le champ de travail de la Société des Missions étrangères s’est peu à peu agrandi au cours des siècles. Après le Siam, le Tonkin, la Cochinchine, le Cambodge et quelques provinces de Chine, le Saint-Siège demande aux prêtres des Missions étrangères, en 1776, de remplacer les Jésuites dans le sud de l'Inde. En 1831, le Pape Grégoire XVI confie à la Société la Corée et le Japon; en 1838, la Mandchourie; en 1841, la Malaisie; en 1846, le Tibet et l'Assam. En 1849, les Missions Etrangères reçoivent du Pape Pie IX trois autres Provinces de Chine et, en 1855, la Birmanie. Enfin, en 1952, le Pape Pie XII demande à la Société de prendre en charge le nouveau diocèse de Hualien, à Taiwan.

Pendant la période contemporaine, les missionnaires étrangers ont été expulsés de plusieurs pays, successivement de Chine, de Birmanie, du Vietnam, du Cambodge, du Laos. La Société des Missions étrangères a été contrainte de redistribuer son personnel. Certains missionnaires ont dû rester en France à cause de leur âge ou pour des raisons de santé. Les autres sont repartis vers de nouveaux territoires, venus s’ajouter aux champs d’apostolat traditionnels : à Madagascar, à l’Ile Maurice, en Indonésie, en Nouvelle Calédonie.

Depuis le XVIIe siècle, la Société des Missions étrangères de Paris a envoyé en Asie près de 4.500 prêtres. Elle n’en compte plus maintenant que 379. Fidèle à sa mission malgré des effectifs réduits, elle continue, aujourd’hui comme hier, de servir les Eglises qu’elle a contribué à fonder. Base de départ pour les nouveaux missionnaires, le Séminaire de la rue du Bac est devenu aussi, récemment, un centre d’accueil pour les prêtres-étudiants asiatiques.

D'une rive à l'autre







Voici un documentaire de 25 minutes visible en ligne et présentant un peu les Missions étrangères de Paris. C'est en fait un ensemble d'extraits du film Ad Vitam, la longue histoire des Missions étrangères de Paris en Asie, qui a été réalisé à l'occasion des 350 ans de la société. Je peux fournir un DVD de cette belle vidéo à qui me le demande!

Pourquoi partir ?