samedi 20 septembre 2008

Les religions en Indonésie

Vous l'avez peut-être remarqué, en ce moment c'est le Ramadan. En France ça ne change pas beaucoup la vie quotidienne, mais dans un pays comme l'Indonésie (l'Indonésie est le plus grand pays musulman du monde) qui compte environ 88% de mahométans, chacun voit son quotidien modifié: le muezzin beugle dès 3h30 au lieu de 4h15, et jusqu'à 22h30 le soir, les gens sont encore plus mous (et c'est pas facile tant ils ne sont déjà pas très vifs en temps normal!), les restaurants se parent de pudiques rideaux, la fréquentation des mosquées augmente, tout comme la longueur des voiles...
Bonne occasion pour que je fasse un petit topo sur les religions en Indonésie.

Depuis 1969 environ, c'est-à-dire l'époque du président Soeharto, une loi organise la religion en Indonésie. Elle stipule que:
- Les indonésiens croient en un Dieu unique. Donc l'athéisme, assimilé au communisme, mais qui de toute façon n'a pas de sens dans l'esprit des indonésiens, et le polythéisme ou le paganisme sont interdits.
- Cinq religions sont autorisées: l'islam, le protestantisme, le catholicisme (les deux sont bien distincts), l'hindouisme et le bouddhisme. La religion est inscrite sur la carte d'identité. Elle est aussi demandée quand, par exemple, on va à l'hôpital.
- Officiellement, aucune religion n'est favorisée, et le culte est totalement libre pour les cinq citées ci-dessus. Dans les faits c'est plus compliqué.

Dans les stats, on a environ: 88% de musulmans, 5% de protestants, 3% de catholiques, 2% d'hindouistes et de bouddhistes. La répartition géographique est très hétérogène: Florès est une île majoritairement catholique, les bataks sont plutôt protestants avec une minorité catho, il y a des cathos aussi en Papouasie, au Timor occidental et sur l'île de Java. Ailleurs, presque rien. Les balinais sont hindouistes, et les bouddhistes sont les Chinois. On les trouve un peu partout, là ou il y a du business à faire.
A Tanjung Pinang, chez moi, il y a 800 à 1000 cathos, dont beaucoup de chinois, sur 300 000 à 500 000 habitants, soit... pas grand chose.

Les indonésiens portent une grande importance à la religion et sont pieux, mais je ne suis pas certain qu'ils aient une foi débordante et réellement toujours profonde. D'une part il reste de fortes traces de superstition héritées des croyances anciennes, encore "en activité" jusque dans les années 70, et d'autre part, la religion est plus un marqueur social qu'autre chose: Quand on est Florès,on est catho, sinon, on est pas Florès, etc.

Savez-vous pourquoi les bataks et les Florès sont chrétiens? Parce qu'en 1969, ils ont dû "choisir" parmi les religions autorisées, et ont pris les plus libérales en matières de mœurs, d'alimentation, ... Ici, être catho, c'est être moralement libéral (mais sans rien trahir aux idéaux de l'Église, bien entendu!). De façon surprenante, ils se sont sérieusement convertis, et en deux générations, sont devenus de "vrais" chrétiens, laissant pour l'essentiel tomber les croyances anciennes (enfin, en gros). A titre d'exemple, presque tous les séminaristes que j'ai rencontrés sont de Florès, alors que leurs grand parents ont été élevés dans le culte de l'esprit de la nature et autres exotismes.

Comme je l'ai dit, officiellement aucune religion n'est avantagée: il y a des jours fériés pour les fêtes des grandes religions, le port de tout signe religieux est autorisé (ils sont libres, eux!),... Mais dans les faits, l'islam prend une place prépondérante, et cela va en s'accroissant: alors qu'il y a vingt ans ce n'était pas envisageable, maintenant il y a de temps en temps des églises qui explosent, il devient plus difficile d'obtenir un permis de construire pour une église dans certaines régions, des barbus viennent d'Arabie Saoudite et ouvrent des écoles coraniques... On sent aussi une tension dans l'islam: d'un côté, les restaurants restent très fréquentés à midi pendant le ramadan (un voile pudique cache la salle à manger de la rue), et de l'autre, on voit des femmes voilées jusqu'au bout des ongles. Il parait que c'est nouveau.

Les indonésiens sont communautaristes, aussi: à la banque, c'est plus simple pour moi d'ouvrir un compte si je vais chez le "conseiller clientèle" catho. A l'immigration, depuis qu'il n'y a plus de chrétien qui y travaille, on a le plus grand mal du monde à faire prolonger les visas, quand on choisit un restau ou un magasin, on préfère ceux de sa religion... Mais ce n'est pas un sujet de tension dans la vie courante entre les communautés. C'est vécu de façon naturelle.

Mais à l'avenir, avec la nette radicalisation de l'islam (ou doit-on dire un retour aux fondamentaux de l'islam?), cette "coexistence pacifique" n'est plus du tout certaine, et il est possible que les tensions s'accroissent. Déjà, le Timor oriental, catho, a obtenu son indépendance. L'indonésie vient d'ailleurs de reconnaître qu'elle les avait massacrés volontairement. Des transmigrants arrivent en Papouasie soutenus par l'Etat et créent de vraies tensions...


Voilà, c'est plus clair? Des questions?

Le coiffeur

Vous n'aurez pas droit à la moindre photo, mais hier je suis allé chez le coiffeur. Je sais, chez les Groseille, on dit au coiffeur, mais je ne suis pas Groseille.
Ça devenait urgent, puisque - j'ai mesuré -j'avais des cheveux jusqu'à 10 cm de long. Si. Mais j'avais peur d'aller chez le coiffeur: sur quatre témoignages de volontaires, j'en ai eu trois absolument catastrophés. Donc j'appréhendais. J'avais conclu de mon enquête que les coiffeurs à 35-40 centimes d'euros étaient certes bon marché, mais assez aléatoires... Je suis donc allé chez un coiffeur cher: 3€, dans la rue à touristes (mais il n'y en a guère) de Tanjung Pinang: peut-être auraient-ils déjà coupé les cheveux d'un blanc?
Bon, il faut le dire tout de suite, le résultat est passable. Mais, ça n'a pas été évident:
D'abord, et avant de commencer quoi que ce soit, il a fallu faire un massage. Un truc qui n'est en fait que pincements, torsions et autres gestes douloureux sur le crane, le cou et les épaules. Vingt minutes de tortures.
Probablement la coiffeuse s'imagine que tous les blancs se coiffent comme les chanteurs américains? En tout cas, ça n'a pas été évident de lui expliquer que la coupe mulet, c'est bien, mais y a quand même mieux. Enfin, j'y suis arrivé. Pour la coiffe, en revanche, la chef s'en est mêlée; elle aussi était persuadée que que la mode boys-band était du dernier chic.... Plus vulgaire, tu meurs.
Heureusement, le temps de rentrer en moto avec mon casque son affreuse mode était toute défaite. La pauvre, tant de travail...

mercredi 17 septembre 2008

Des milliers de Balinais manifestent contre une loi "anti-pornographie"

DENPASAR (Indonésie), 17 sept 2008 (AFP)
Des milliers d'habitants de l'île indonésienne très touristique de Bali ont manifesté mercredi contre un projet de loi de lutte contre la pornographie, défendu par les partis musulmans mais critiqué par les minorités du pays, a constaté un correspondant de l'AFP.
Quelque 5.000 manifestants, dont un bon nombre vêtus du costume traditionnel, ont occupé le parlement local à Denpasar, capitale provinciale de Bali, une île qui présente la particularité d'être majoritairement hindouiste dans un pays peuplé à 88% de Musulmans.
Actuellement en débat à Jakarta, le projet de loi anti-pornographique vise à punir les actes ou les oeuvres encourageant les désirs sexuels ou violant "la morale de la communauté". Le texte est défendu par les élus des partis islamistes mais aussi du Golkar, la principale formation du pays. Il est en revanche rejeté par plusieurs partis laïques ou non-musulmans ainsi que par des mouvements de Papouasie occidentale ou de provinces où les chrétiens sont présents.
"Les Balinais et les autres groupes ethniques ont une vision différente de ce qui peut être considéré comme sexuel ou pornographique", a déclaré Wayan Sayoga, un intellectuel participant à la manifestation. "Pour nous, la nudité n'est pas associée à la luxure. Nous pouvons la regarder d'un point de vue esthétique", a-t-il ajouté.
Les habitants de Bali craignent également que cette loi, si elle était adoptée, n'affecte le tourisme, le principal atout de cette île dont les plages attirent de nombreux Occidentaux.
Fin 2006, des musulmans conservateurs avaient déjà tenté de faire adopter un projet de loi anti-pornographie, mais s'étaient heurtés à une vive opposition.

mardi 16 septembre 2008

Chronique de ces derniers jours

Voici maintenant plusieurs jours que, mis à part les dépèches de l'AFP, je n'ai plus publié de messages. En effet, je suis un peu débordé (un peu, pas trop quand même, puisque je trouve le temps d'écrire ce message) depuis que mon co-volontaire est parti à Jogja pour apprendre l'indonésien, de la même façon que moi j'y suis allé en Août. Donc, je me retrouve pour le moment seul à gérer le foyer.
Ces derniers jours, la routine s'est mise en place, les habitudes s'installent:
4h45; mon réveil sonne. Ça fait déjà un bon moment que je suis plus ou moins réveillé, surtout en ce moment de ramadan ou les mosquées crachent leurs prières dès 3h30. C'est tellement fort que j'ai à chaque fois l'impression de dormir dans la mosquée. Hiro, le directeur du foyer réveille les enfants qui vont se doucher. Moi aussi je me lave. La douche, c'est simple: un bac d'eau (de pluie) et une casserole en plastique pour s'asperger d'eau froide. Puis je pars à la chasse aux fugueurs: tous les enfants sont encore à moitié comateux avant la messe et beaucoup sont tentés de se recoucher. Du coup, on a fait réparer la serrure du dortoir et on le ferme. Une tentation en moins.
5h23; la messe de 5h30 commence. Le père Henri, 81 ans, est comme chaque jour venu en moto. Les filles du foyer des filles (c'est débile de dire ça, non?) nous rejoignent avec leurs trois bonnes sœurs pas très marrantes. On s'assoie par terre, les garçons à gauche, les filles à droite, et un très large passage entre les deux. Le père Henri fait au moins deux homélies durant la messe, une au début et l'autre après l'évangile. Il dit presque toujours la même chose: "on est des pêcheurs mais Dieu nous aime".
6h18. En attendant le petit déjeuner, vers 6h30, première ouverture de mon bureau. C'est le rush: Mister kaos kaki, monsieur, des chaussettes; minta uang? Je peux avoir des sous? Saya mau duit. Je veux des sous... Ada sikat gigi? Il y a des brosses à dents?
6h32, petit déjeuner. Le riz de la veille est servi frit avec quelques morceaux d'oeuf et de poisson dedans. On boit un thé très très sucré (et c'est peu dire!).
6h44, réouverture du bureau des pleurs. Même topo qu'un quart d'heure plus tôt, mais avec encore plus de monde et la tension qui monte: on va bientôt être en retard à l'école.
6h59. Les derniers repartent.
7h11. L'école a commencé. Apparait un mec qui veut me faire croire qu'il est malade. En fait il ne veut juste pas aller à l'école. Il veut que je lui fasse une lettre d'excuse. Pourquoi t'es pas venu plus tôt? Pourquoi tu dis que tu as de la fièvre et le thermomètre indique 37,00°? T'es pas malade. Je te fais pas ta lettre. T'assumes tes conneries avec tes profs.
7h14. Je me recouche pendant une heure, juste reveillé par les lycéens qui veulent que je leur ouvre une salle (ils n'ont pas cours le matin), puis par Tonu, le cuistot, qui veut 300 000 Rp pour aller faire les courses, puis par le livreur de gaz, puis.... En fait je ne dors pas vraiment.
7h55. Il faut faire la chasse aux lycéens pour qu'ils se mettent à l'étude.
8h13. L'étude de 8h00 commence laborieusement. Ils dorment tous à moitié. L'avantage, c'est qu'ils ne font pas de bruit et que je peux aussi bosser un peu.
09h00 très précises. Fin de l'étude.
09h04. J'enfourche ma moto pour aller en ville.
09h21. J'arrive à la banque. Je ne connais personne, mais tout le monde me connait. L'autre jour, quand je faisais la queue (ici, dans les banques et les stations service, on fait autant la queue qu'en France à la Poste ou à la Sécu), ma voisine de devant m'a demandé ce que je faisais dans la vie, d'où je venais, comment je m'appelais, quel était mon age, si j'étais déjà marié, où j'habitais, pourquoi je venais à la banque, quelle était ma religion, et quel était mon numéro de portable. A toutes les questions, sauf la dernière, c'est le guichetier qui a répondu, alors même que je ne lui ai jamais rien dit... J'ai eu aussi la même aventure à la douane en allant chercher une amie au port. Je fais donc imprimer mon relever de compte (ici il n'est jamais envoyé par la poste), puis je fais faire de la monnaie pour l'argent de poche: je donne 500 000Rp en billets de 50 000, et je repart avec un kilo de billets de 1000Rp et 5000Rp. Si par hasard il devait y avoir pénurie de monnaie au foyer, ce serait la révolution!
9h45. Je ressort de la banque et passe à la pharmacie, au presbytère pour dire bonjour au père Henri, éventuellement au supermarché... J'ai de la chance, ce matin il n'y a pas de vrai malade: pas besoin d'aller au dispensaire. C'est une grosse heure de gagnée.
12h15. Je rentre au foyer à peu près au même moment que les collégiens rentrent. Déjeuner. Invariablement du riz blanc avec un petit poisson et des légumes à l'eau. Déjeuner un peu libre parce que tous ne rentrent pas à la même heure, et les lycéens doivent partir. D'ailleurs au milieu de mon repas, je dois aller leur ouvrir le vestiaire. Je ne suis pas sensé le faire à cette heure-ci, mais bon, ils ne vont pas aller pieds-nus à l'école. Il faut l'uniforme.
12h45-13h15, réouverture du bureau des pleurs. 13h15. Je fais une sieste. Les collégiens - qui doivent normalement dormir - s'en foutent et frappent à ma porte. Ils le font avec tant d'insistance que parfois j'ai cru que c'était pour quelque chose d'important. Mais c'est jamais le cas. Alors maintenant je les envoie au diable ou je ne leur ouvre même plus.
14h45. Fin de ma sieste, mais je n'ouvre toujours pas la porte: Les jeunes doivent encore se reposer. Je bouquine: en ce moment L'Islam des interdits de Anne-Marie Delcambre. C'est pas hyper fun d'être musulman.
15h30, étude des collégiens. C'est Hiro qui s'en occupe. Je poursuis ma lecture ou check mes mails.
16h30, ménage. Chaque espace du foyer (extérieur, chapelle, WC, dortoir, vestiaire, grande salle..) est sous la responsabilité d'une classe de collégiens. C'est fait. Vite fait et correctement fait. Après c'est la pose, récréation. Mon bureau est ouvert ou je vais jouer au ping-pong. Il va aussi falloir que je mette en place des cours d'Anglais. Mais bon, on verra ça au retour de mon co-volontaire, après le ramadan.
18h45. C'est bientôt le dîner. Je vais presser les retardataires des douches (toujours les mêmes) en les menaçant de fermer le vestiaire. Ils seraient alors obligés de rester à poil.
18h59 59'' je ferme le dortoir. C'est le dîner. Rizal Don Bosco (c'est son prénom, mais on ne dit que Rizal) lit le Bénédicité. Puis chacun se sert (après moi tout de même). C'est le rush. Ils mangent souvent sans couverts, partagent un verre à plusieurs. Le dîner est très différent du déjeuner: riz blanc (les restes du déjeuner réchauffés. Les restes des restes serviront pour le lendemain matin) avec un petit poisson et des légumes à l'eau. Le Jeudi soir c'est la fête, on remplace le poisson anoréxique par un poulet rachitique. Et parfois (mais faut pas abuser, c'est rare) un fruit.
19h17. Les Grâces sont lues.
19h18. Mouvement de foule vers l'étude qui commence à la demie. L'équipe vaisselle fait la... vaisselle. (Mal, d'ailleurs).
19h41-19h44. Trois minutes de vrai silence et de concentration dans la salle d'étude. Sinon, c'est plutôt le bazard. Je crois que ça n'est pas de la mauvaise volonté, mais vraiment, ils ne savent pas travailler.
21h15. Fin de l'étude. On va à la prière. Lecture commune de l'évangile du lendemain matin suivi d'un commentaire de Hiro, le directeur du foyer (comme ça on aura eu trois homélies). Le Jeudi, variante: on rajoute des chants de Taizés, en indonésiens. (Par exemple, Bless the Lord my soul devient Pujilah Tuhan). Ils chantent assez mal.
21h29, réouverture du bureau, distribution des médicaments (90% de paracétamol). Un bon placébo ferait très bien l'affaire.
22h30,je me couche, épuisé, après avoir avalé quelques tranches de saucisson avec Hiro. C'est probablement le plus grand mangeur de saucisson d'Indonésie.
Bonne nuit.

Bousculade lors d'une distribution d'argent: 21 morts en Indonésie (AFP)

21 femmes ont été tuées lundi lors d'une bousculade de milliers de personnes attirées par une distribution d'argent durant le ramadan dans l'est de l'île indonésienne de Java, a-t-on appris de source policière.

Onze autres personnes ont été blessées lors de ce rassemblement de 2.500 à 5.000 habitants selon les témoignages, qui se pressaient dans une rue étroite de Pasuruan, une ville à environ 800 km à l'est de Jakarta. Elles cherchaient à recevoir un don de 30.000 roupies (environ 2 euros) chacune de la part d'une riche famille locale.

De telles aumônes aux nécessiteux sont traditionnelles lors du mois du ramadan, le mois sacré durant lequel les musulmans jeûnent durant le jour et sont encouragés à faire preuve de charité.

"Trop de personnes sont venues et, comme elles craignaient de ne pouvoir obtenir de l'argent, elles ont poussé, provoquant la bousculade", a expliqué le porte-parole de la police nationale, Abubakar Nataprawira.

Des images télévisées ont montré la foule se pressant contre les grilles de la maison et des femmes, pour la plupart âgées, criant alors qu'elles étaient progressivement asphyxiées.

"Il y avait beaucoup plus de monde que l'an passé", lorsque la famille aisée avait déjà organisé, comme tous les ans, une distribution, a précisé le maire de Pasuruan, Aminurrahman, à une radio indonésienne.

Le ramadan est vécu cette année dans un climat morose par beaucoup d'indonésiens, confrontés à une inflation proche de 10% après une augmentation de près de 30% du prix des carburants subventionnés.

Exprimant ses condoléances aux familles des victimes, le président indonésien, Susilo Bambang Yudhoyono, a fait porter la responsabilité de cet accident aux organisateurs de la distribution.

vendredi 12 septembre 2008

Fort séisme de magnitude 7,6 en Indonésie, brève alerte au tsunami (AFP)

Un fort séisme de magnitude 7,6 est survenu jeudi matin au large des îles indonésiennes des Moluques (est) et une alerte au tsunami a été déclenchée avant d'être levée une heure plus tard, ont annoncé les autorités.
Le séisme enregistré à 05H00 locales (22H00 GMT) a été localisé à une profondeur de 1O km, à 122 km au nord-ouest de la ville de Ternate, dans la province des Moluques du Nord, a précisé l'agence de météorologie et de géophysique de Jakarta.
Aucune victime ni dégâts n'ont été rapportés dans l'immédiat.
L'Observatoire géologique américain (USGS) a quant à lui évalué la magnitude du séisme à 6,6 et situé sa profondeur à 93 km.
"J'ai ressenti le tremblement mais il n'était pas très fort", a indiqué Ojihan Washab, un agent hospitalier de Ternate, qui avait décidé de ne pas se mettre à l'abri malgré l'alerte au tsunami.
Les tremblements de terre sont fréquents en Indonésie, un immense archipel de milliers d'îles et d'îlots situé sur la "ceinture de feu" du Pacifique. Une alerte au tsunami avait été brièvement lancée le 26 août après un séisme de magnitude 6,6 au large de Java, qui n'avait fait ni victime ni dégâts.
Un fort séisme d'une magnitude 7 sur l'échelle de Richter a également frappé jeudi le nord du Japon, selon l'Agence météorologique japonaise.

mardi 9 septembre 2008

Sumatra : séisme de magnitude 5,6

Source : AFP
Un tremblement de terre de magnitude 5,6 a fait ce matin un mort et une soixantaine de blessés dans l'ouest de l'île indonésienne de Sumatra, ont indiqué le ministère de la Santé et l'institut de météorologie et de géophysique de Jakarta.
"Une personne de 70 ans est morte et une soixantaine ont été blessées" tandis que quelque 25 maisons ont été endommagées, a déclaré Rustam Pakaya, du ministère.
Le séisme s'est produit à 10h07 à une profondeur de 10 km à 51 kilomètres au sud-ouest de Tebing Tinggi, dans la province de Bengkulu. Il "a été particulièrement ressenti dans la ville de Lahat" dans la province de Sumatra Sud, a précisé Taufik Gunawan, de l'institut de géophysique.

jeudi 4 septembre 2008

Comment s'y prendre pour ouvrir un compte en banque

Pour pouvoir gérer facilement mon argent, les M.E.P. m'ont conseillées d'ouvrir un compte courant dans une banque. Je suis donc allé chez Mandiri, une des grandes banques indonésiennes, chez qui il y a tous les comptes de la paroisse et celui du foyer. C'est donc une banque sérieuse et qui connait bien tous les volontaires*.
Très naïvement, je me suis dit que pour ouvrir mon compte, il fallait que je m'y prenne de la même façon que ce que les volontaires précédents avaient fait. C'est idiot, ce serait trop simple...
Pour ouvrir un compte, donc, ces derniers m'avaient expliqué qu'il fallait avoir son passeport avec le visa à jour, ainsi que la lettre d'invitation nécessaire pour avoir le visa. Ça, déjà, c'est débile: il faut avoir un document que l'on ne peut qu'avoir si on a le visa. Pourquoi donc checker cette lettre si on a le visa? Je me suis donc rendu à la banque pour faire ma demande de compte. C'est pas possible. Il faut un papier de l'immigration. (Ici je suis un immigré). Je vais donc à l'immigration pour en demander un, mais c'est pas possible; je n'ai pas un visa compatible avec le papier demandé. Quoiqu'avec une enveloppe bien remplie, la compatibilité serait redevenue possible.... Je ne peux donc pas ouvrir de compte.
Après consultation des autres volontaires en Indonésie, une alternative apparait: il faut ouvrir un compte avec deux signatures, dont l'une par un autochtone. Je reviens donc avec le curé. Mais là non plus ça ne convient pas. Il faut maintenant une lettre des MEP de Paris justifiant mon envoie en mission. Mais pas la même que celle du visa, ce serai trop simple. Après négociation (tout se négocie), on remplace la lettre de Paris par une lettre du curé lui-même. C'est con. Je re-reviens donc quelques minutes plus tard avec la lettre, mais sans le curé. Et là, miracle, je peux ouvrir un compte à mon seul nom....


* En effet, les volontaires qui gèrent les comptes du foyer - c'est à dire moi en ce moment - doivent s'y rendre environ tous les deux/trois jours...

mercredi 3 septembre 2008

Des tests de connaissance du Coran pour les candidats aux élections à Aceh

BANDA ACEH (Indonésie), 3 sept 2008 (AFP)
Un projet de tester les candidats aux élections sur leur connaissance du Coran va être mis en oeuvre dans la province indonésienne d'Aceh, bastion de l'orthodoxie musulmane, en dépit de protestations de partis nationaux, ont indiqué mercredi les autorités.
"Nous allons appliquer l'ordonnance locale exigeant que tous les candidats aux législatives passent le test de connaissance du Coran", a déclaré Salam Paroh, le président de la commission électorale d'Aceh, province de l'extrême-nord de l'île de Sumatra.
Ce test permettra d'évaluer les candidats sur leur maîtrise des préceptes musulmans et leur capacité à réciter des versets du livre saint de l'Islam.
Seuls ceux qui réussiront ce test seront autorisés à se porter candidats aux élections prévues en avril 2009 dans la province, où le gouvernement indonésien a autorisé en 2001 les autorités locales à mettre progressivement en vigueur la charia.
Le test a notamment été critiqué par des membres de partis nationaux, comme le Golkar, défenseur d'une constitution qui prétend ne favoriser aucune religion. "Nous avons le droit de ne pas accepter de faire le test. La commission (électorale) ne peut pas nous empêcher d'être candidat sur la seule base du test", a affirmé Thamrin Ananda, un responsable du parti à Aceh.
Selon des médias de Jakarta, le ministre de l'Intérieur, Mardiyanto, a tenté de dissuader les autorités locales d'appliquer cette mesure aux candidats des partis nationaux.

vendredi 29 août 2008

Ex-governor gets 4 years

Trouvé dans la presse indonésienne anglophone, cet article parle du thème le plus banal qui soit dans les médias d'information indonésiens, la corruption. Ici, c'est l'ancien gouverneur des îles Riau (c'est-à-dire chez moi) qui a été pris la main dans le sac...

Irawaty Wardany , The Jakarta Post , Jakarta

The Corruption Court has sentenced Saleh Djasit to four years in prison after finding the former Riau governor guilty of embezzling Rp 4.7 billion (US$5.1 million) in the 2003 procurement of fire engines for the province.
Saleh, now a member of the House of Representatives' Commission VII overseeing mining and environmental affairs, was blamed for illegally approving the purchase.
"The defendant is proven legally and convincingly guilty of committing collective graft to enrich other people and a corporation," presiding judge Moefri told the court Thursday.
Saleh was also fined Rp 200 million ($21,869).

The court sentenced former Makassar mayor Baso Aminudin Maula to four years in jail last March in the same case.
The graft case also implicates businessman Hengky Samuel Daud, who is at large, former Medan mayor Abdillah and his former deputy Ramli.
The Corruption Eradication Commission (KPK) is developing its investigation into the case, which evolved around an official circular issued by then home minister Hari Sabarno in 2003.
The circular appointed Hengky's company PT Istana Sarana Karya the sole provider of fire engines for several regional administrations.
The then director general of regional autonomy Oentarto Sindung Mawardi, who drafted the circular, admitted to receiving Rp 25 million from Hengky.
Oentarto has also been named a suspect in the case, but his former boss has not.
KPK questioned Home Affairs Minister Mardiyanto on Wednesday as a witness in the case. The Central Java administration under Mardiyanto procured three fire engines based on Hari's memo. Mardiyanto said the procurement was in accordance with his authority.
Saleh told the court he issued a deposition for the direct appointment of Istana to procure the fire engines based.
In his statement, the judge said corruption was a formal offense, which meant the action was punishable regardless of its effects.
"If an action can or may lead to state losses, it can be said a crime has taken place," he said.
He said that because of Saleh's decision to directly appoint Istana to supply the fire engines, he had enriched former Riau administration secretary Aswar Wahab, a Riau legislative member Sudarman Ade, Zaidir MN and Oentarto, who received money amounting to between Rp 20 million and Rp 45 million from Hengky.
Saleh's request to unfreeze his accounts in several banks was rejected by the judges, who said the accounts were not part of the case's evidence and thus outside the court's jurisdiction.
Both Saleh and his lawyers asked for time to decide on whether to appeal the verdict.

Nouvelle rubrique

J'ai mis en ligne des albums de photos, en bas de la colonne de droite. Bon diaporama!

jeudi 28 août 2008

Photos et cartes

En rangeant un peu le bureau, cette après-midi, j'ai retrouvé un ensemble de cartes postales et de photos des monuments de Paris. Plutôt que les laisser en vrac dans leur tiroir, je les ai mis sur le mur, pour décorer. Et il se trouve que cela plaît beaucoup aux jeunes qui posent beaucoup de questions et sont très intéressés par ces images. Alors, n'hésitez pas, envoyez de belles photos ou cartes postales de paysages et monuments; ça leur ferra très plaisir et en plus c'est un bon moyen de leur ouvrir l'esprit et de leur faire réviser la géographie ;-)

mardi 26 août 2008

Séisme en Indonésie, pas de victime

D'après l'AFP sur lefigaro.fr

Un puissant séisme de magnitude 6,6 est survenu aujourd'hui au large de l'île indonésienne de Java et une alerte au tsunami a été déclenchée, ont annoncé les services de météorologie locaux.

L'épicentre du séisme enregistré à 10h07 locales (03h07 GMT) a été localisé à 125 km au nord-ouest de Ujungkulon (province de Java Ouest), selon la même source.
Aucune victime ni dégâts n'ont été rapportés dans l'immédiat.
Cependant, la profondeur relativement faible de la secousse (20 km) est susceptible de générer un tsunami, ont indiqué les responsables indonésiens.
L'Observatoire géologique américain (USGS) a quant à lui évalué la magnitude du séisme à 5,8 et situé sa profondeur à 43 km.
Les tremblements de terre sont fréquents en Indonésie, un immense archipel de milliers d'îles et d'îlots situé sur la "ceinture de feu" du Pacifique.

lundi 25 août 2008

Sortie à la mer

Dimanche on est allé à la mer, sur la Plage de Tricora, une des plus belles de Bintan, parce que assez sauvage, et surtout pas du tout fréquentée par tous les touristes singapouriens ou occidentaux . Voici quelques photos.

samedi 23 août 2008

Le temps qu'il fait

Aujourd'hui il n'a pas fait très beau; même plutôt moche...

Rudi

Rudi est venu au foyer. Rudy, c'est un "ancien", après avoir fait tout son secondaire à Tanjung Pinang, il a quitté le foyer l'année dernière pour faire des études supérieures à Jogja. Il est revenu pour témoigner devant les jeunes du foyer de sa vie, de son parcours. Il les a vraiment interpellés parce que c'est l'exemple type de réussite accessible grâce au foyer et aux MEP: il vient d'une famille très pauvre, et quand il est arrivé au foyer, encore enfant, il avait vraiment besoin d'être encadré. Maintenant c'est un gars solide dans ses convictions, droit et courageux. Grace à l'aide des MEP il peut faire des études supérieures et espérer vivre mieux que ses parents.
Ce qui est agréable, c'est qu'il est reconnaissant: il revient et tente de pousser les autres à aller dans la même direction que lui. Ses propos ont reçu un bon accueil. Espérons qu'ils ne soient pas oubliés trop vite...

vendredi 15 août 2008

Sortie à la plage

L'autre soir, on est allé à la plage. Mais pas n'importe comment. On est allé à un endroit qui est en fait un lieu de prière et de méditation pour la population de la région. Tous les trente-cinq jours (c'est à dire quand le calendrier javanais coïncide avec le nôtre), des milliers de personnes se retrouvent là pour un rassemblement qui ressemble à la cour des miracles: dans le sanctuaire pullulent les prostituées et les mendiants, tout autour les petits vendeurs: untel des pétales de fleurs pour la prière, tel autre quelques plats à manger sur le pouce, plus loin des charlatans qui vendent de tout: un produit dépilatoire à base de scorpions, une huile d'arbre magique vendue par un papou en grande tenue, Viagra bio, hachoir multifonction (j'ai vu les mêmes boulevard Haussemann à 19€, ici ils sont à 15000Rp, environ 1,1€), produit très louche pour laver les yeux...
Instants très agréables de plongée en plein coeur de la culture indonésienne: bien qu'il y avait plusieurs milliers de personnes, je n'ai pas vu un seul blanc!

jeudi 14 août 2008

Dîner et karaoké

Nicolas, un ancien volontaire MEP est à Jogja ces jours-ci. Etant lié d'amitié avec plusieurs profs de mon école, il m'a offert l'occasion de les retrouver en dehors de ce cadre. On est allé diner dans un petit restaurant très sympa: pour manger on est dehors, assis par terre, sur un ponton en bois surplombant un joli petit lac. On mange avec sa main droite. Sur la photo, vous voyez Nico, Tures, Agnes, ma prof principale, et moi.
Après le diner, on a retrouvé d'autres gens (les mariés dont je parle dans un article précédent, et deux français) pour aller au karaoké. Les Indonésiens sont fans de karaoké; ils chantent en permanence. Mais là on est allé dans un truc que je ne connaissais pas: c'est un endroit on l'on loue à l'heure un petit salon équipé d'un canapé, d'un ordi et une télé pour choisir les chansons que l'on veut chanter, deux micros et deux gros baffles. On chante ce qu'on veut à tue tête, le plus souvent mal. (quoi qu'il faille avouer que les javanais chantent bien!). C'est très marrant. Une façon de découvrir les hits de la pop indonésienne: grâce à eux j'ai appris au moins un mot, qui revient à chaque fois: cinta, l'amour.

Expériences culinaires, suite.

Après le chien il y a maintenant quelques semaines, il m'a été donné Lundi de découvrir une autre particularité culinaire de l'Indonésie: le Cobra.
Jean-François, père MEP, a invité Lundi soir tous les volontaires, (Fanny & Renaud, Anne-Charlotte & Gwénolé, Nicolas et moi) actuellement à Jogja dans un restau pour gouter ça. Je n'en fais pas tout un plat, mais c'est bon. Ça ressemble à du calamar, mais en plus tendre et plus fin. C'est préparé de plein de façons différentes, et du coup, c'est assez varié. Ce qui est dommage, dans la préparation, c'est que le cobra est complètement démembré et coupé en petits morceaux, et, du coup, on ne sait pas que c'est du cobra...
Sur les photos, vous voyez l'un des plats et mon assiette.
Bon appétit!