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jeudi 30 avril 2009

10- Jeudi

mercredi 29 avril 2009

9- Mercredi

  • Encore une citation
"Je vous encourage aussi à poursuivre votre engagement pour ouvrir les laïcs, particulièrement les jeunes, à la mission universelle de l'Eglise; je voudrai saluer les volontaires laïcs qui pendant un temps, partent avec vous en Asie pour vivre et témoigner de la foi, discernant parfois au cours leur séjour l'appel du Seigneur à poursuivre avec lui la mission d'évangélisation, en se donnant totalement à Lui dans le sacerdoce. Que tous apprenent que, 'l'élan missionnaire appartient à la nature intime de la vie chrétienne' (Redemporis Missio n°1). Que de nombreux jeunes découvrent la joie de servire le Christ et son Eglise, et que partout ou vous êtes envoyés, vous gardez l'audace apostolique des missionnaires qui vous ont précédés!"
Benoît 16 aux pères MEP

mardi 28 avril 2009

8- Mardi

  • Encore une petite citation:
" La foi, c'est l'intelligence éclairée par l'amour, c'est à dire l'expérience d'une inspiration dans laquelle la raison puise le surplus de lumière et de sens par lequel elle constate qu'elle n'est pas le seul organe de la connaissance: ... 'foi et raison; la raison est toujours l'unique instrument. Mais il y a des choses que la raison saisit seulement dans la lumière de la Grâce'."
Simone Weil, L'être et le don

lundi 27 avril 2009

7- Lundi

Parce que le Lundi c'est toujours plus dur de se lever...

dimanche 26 avril 2009

6- Dimanche


Aujourd'hui, troisième Dimanche de Pâques!

samedi 25 avril 2009

5- Samedi

  • Une photo:

Pour les aveugles, JPII dit "Mon Dieu, qu'il est con!".

vendredi 24 avril 2009

4- Vendredi

  • Encore des citations:

- "A l'origine du fait d'être chrétien il n'y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un évènement, avec une Personne qui donne à la vie un nouvel horizon, et par là son orientation décisive".
Benoît Croix-Vé-Baton, Deux Caritas est (je crois)

- "La vraie, la grande espérance de l'Homme, qui résiste malgré toutes les désillusions, ce peut être seulement Dieu. Le Dieu qui nous a aimé et qui nous aime toujours 'jusqu'au bout'."
Encore Benedetto, Spe Salvi.

jeudi 23 avril 2009

3- Jeudi

  • Une petite histoire:

Mes biens chers Frères,

Un grand malheur est arrivé à l'abbaye et j'ai la pénible  mission de vous en faire part.

 Mardi soir, pendant que l'abbé Nédictine donnait le salut, l'abbé Quille tomba dans les bras du père Iscope. Les  révérends pères, en perdant l'abbé Quille, perdaient leur seul soutien.

Un seul restait joyeux : le père Fide. Quant à l'abbé Tise, il  n'y  comprenait rien. Il aurait bien voulu que le saint Plet lui  parle car lui au moins l'aurait aidé à comprendre.

 On alla chercher le père  Manganate et le père Itoine, les deux médecins de l'abbaye. Ils pensaient  ranimer le malheureux mais leurs efforts furent vains.

 Le lendemain fut  donc célébré son enterrement.

Chacun fut appelé à l'abbaye par les célèbres cloches, sonnées  par le père Sonnage. La Messe fut dite sur une musique de l'abbé  Thoven.

Le père Ocquet fut chargé du sermon et comme il n'y avait pas de chaire, il monta sur les épaules du père Choir. A la fin de l'homélie, le père  Cepteur fit la quête et remit les dons à l'abbé N'Pé.

Après la Messe, une grande discussion s'engagea : l’abbé Canne  et l'abbé Trave voulaient passer par les champs. Le père Clus s'y  opposait. L'abbé Casse en était enchanté. Le père San avec sa tête de  Turc ne voulait rien entendre. Le père Vers et le père Nicieux semaient le  doute dans les esprits.

Finalement, on décida que, comme à l'accoutumé, l'abbé  Taillière serait chargé du transport du corps du défunt.

Devant la tombe  creusée par le père Forateur, en l'absence du père Missionnaire, l'abbé  Nédiction prononça l'absoute. Le père Venche et l'abbé Gonia fleurirent la  tombe et on la recouvrit d'une pierre tombale préparée par l'abbé Toneuse. Sur  le chemin du retour, le spectacle était déchirant. Le père Pendiculaire  était plié en deux de douleur. L'abbé Vitré était plein de larmes. La mère  Cédès, invitée pour l'occasion, fermait la marche en compagnie du frère du  père Igord, le père Igourdin. En dernier, le père Du fut retrouvé.

A l'arrivée le père Sil et l'abbé Chamelle préparèrent le repas  tout en consultant les livres du saint Doux. Le père Nod et le père  Collateur servirent à boire et chacun put se remettre de ses émotions.

Signé : l'abbé Bici

mercredi 22 avril 2009

mardi 21 avril 2009

1- Mardi

  • Citation:
"Dire la vérité est utile à ceux à qui on la dit, mais desavantageux pour ceux qui la disent parce qu'ils se font haïr".
B. Pascal, Pensées (si je me souviens bien)


Durant mon absence...

Je pars quelques jours en retraite avec les volontaires et pères MEP au Lampung dans le sud de Sumatra. Je n'aurai pas accès à ce blog, donc, pour occuper ces jours, je mets en place un gadget nouveau: le message qui s'écrit tout seul!
Vous aurez donc droit chaque jour, en fonction de l'humeur de mon ordinateur, à une citation (vous serez indulgents sur les approximations, parce que je ne cite que de mémoire), une image, une blague...
A bientôt!

dimanche 19 avril 2009

79%!?!?!...

D'après un sondage OpinionWay pour le Figagaro, 79% des français (soit 37 millions de personnes de plus de 18 ans) rêvent de changer de vie.
Bonne idée! Engagez-vous aux M.E.P de deux mois à deux ans (voire ad vitam)!!

samedi 18 avril 2009

Et les sous dans tous ça?...

J'ai oublié notre petit rendez-vous mensuel lors de la publication des comptes.
Voici donc, avec deux semaines de retard, les comptes du mois de mars:

Recettes: 15 635 000 Rp (1303€)
Dépenses: 16 769 000 Rp (1397€)
Résultats: - 1 134 000 Rp (-94.5€)

Ce résultat, bien moins "bon" que ceux enregistrés depuis janvier et mes réformes économiques (qui, soit dit en passant, donnent de bien meilleurs résultats que celles de Nicolas) ne s'explique pas par la dégradation de la conjoncture, la chute du P.I.B ou faillite imminente de General Motors, mais par le paiement du massacre de nos arbres (cf. un message précédent sur la bataille de Sarajevo), et par le retard de paiement du foyer de plus d'enfants que d'habitude. Décidément, les Indonésiens ne sont pas rigoureux...
Sur la photo, notre banque, Mandiri, la deuxième d'Indonésie en capitalisation, l'équivalent de  la Caisse d'épargne.

vendredi 17 avril 2009

Indonésie: succès de la première émission d'obligations islamiques (AFP)

La première émission d'obligations islamiques (soukouks) lancée en Indonésie, plus grand pays musulman au monde, a permis de lever 650 millions de dollars sur le marché international, a annoncé vendredi un responsable gouvernemental.

L'émission, qui offre un rendement de 8,8% pour une maturité sur cinq ans, a été sursouscrite environ sept fois, a indiqué Rahmat Waluyanto, un responsable du ministère des Finances. Les fonds levés sont destinés à permettre à l'Etat de "financer ses besoins budgétaires, de diversifier ses sources de financement et de renforcer les soukouks sur le marché international", a-t-il indiqué.

L'émission a été souscrite à hauteur de 30% par des investisseurs du Moyen-Orient, à 40% d'Asie, à 19% des Etats-Unis et à 11% d'Europe.

L'Indonésie a beau être le plus grand pays musulman (près de 90% de ses 235 millions d'habitants), la finance islamique y était jusqu'à présent moins développée que dans d'autres pays d'Asie, comme la Malaisie.

Le gouvernement avait donc donné une large publicité au lancement des premiers soukouks à destination des investisseurs particuliers.

Ces obligations sont dites islamiques dans la mesure où, à la différence des bons du Trésor traditionnels, elles n'impliquent pas le paiement d'un intérêt afin de respecter la Charia qui proscrit l'usure. La rémunération des investisseurs se fait via les revenus d'actifs auxquels l'emprunt est adossé.

Crash d'un avion en Indonésie (AFP)

Un avion avec à bord neuf personnes, dont des responsables des élections qui se sont récemment tenues en Indonésie, s'est écrasé aujourd'hui en Papouasie indonésienne, a-t-on appris auprès de la commission électorale.

L'avion de tourisme Pilatus Porter, de la compagnie locale Mimika Air, effectuait la liaison entre Ilaga et Mulia, deux villes d'une région montagneuse, lorsqu'il s'est écrasé vers 13H00 (04H00 GMT) pour une raison encore indéterminée, a précisé un responsable local de la commission, Michael Mote. Il y avait peu de chance de retrouver des survivants.

L'avion transportait le secrétaire de la commission électorale provinciale et des urnes remplies de bulletins de vote des élections générales du 9 avril, selon lui.
Six personnes étaient déjà mortes le 9 avril dans le crash d'un avion-cargo en Papouasie indonésienne.

L'Indonésie est extrêmement dépendante des liaisons aériennes pour relier ses quelque 6.000 îles habitées, dont certaines sont couvertes de montagnes et de forêts.
En raison du nombre élevé d'accidents, l'Union européenne avait placé en juillet 2007 sur sa "liste noire" l'ensemble des 51 compagnies aériennes indonésiennes, leur interdisant ainsi de poser leurs avions dans les 27 pays de l'UE.

mercredi 15 avril 2009

Interview

J'ai donné il y a quelques mois maintenant une interview à un mensuel catholique. J'avais oublié de vous le dire... Mieux vaut tard que jamais, donc voici le script. Celui qui trouve de quel magazine il s'agit gagne six canettes de jus de bave d'hirondelle

  1. Brève présentation du volontaire (origines géographiques, famille, engagements personnels…) et de son cursus (études, activité professionnelle…)

J'ai 22 ans, et suis étudiant en master de management dans une école de commerce. C'est entre mes deux années de master que mon école me donne la possibilité de prendre une année pour mener un projet différent du cursus scolaire, et c'est pour cela que je me suis engagé pour une mission d'un an en Indonésie. Je suis originaire de Rueil-Malmaison, dans les Hauts-de-Seine (92), aîné d'une famille de trois enfants (deux soeurs, 21 et 16 ans). Avant de partir pour une mission d'un an, je m'étais déjà engagé pour des missions de quelques semaines (en Allemagne et au Portugal), avec d'autres organismes. J'ai aussi été actif dans une association de mon école qui aide à la promotion sociale de lycéens brillants mais sociologiquement bloqués par le plafond de verre. Enfin, je suis aussi assez engagé dans l'Église.


  1. Qu’est-ce qui vous a poussé à partir en volontariat international ?

Après être entré en école de commerce, je me suis rendu compte que ce genre d'études ne me passionnaient pas vraiment. Pire, que la vie à laquelle je pouvais m'attendre après être diplômé d'une ESC n'avait pas beaucoup de sens. J'ai donc saisi la première occasion venue de (re)mettre ma vie en perspective, de réfléchir au sens que je veux lui donner. Pour mettre un peu de sel dans mon existence, quelque chose qui fait que l'on a vraiment envie de se lever tous les matins. Le volontariat international répond bien à mon goût pour ça: découverte de l'Autre, d'un pays, d'une langue, service du faible et de l'Église. C'est un temps de pauvreté relative; Et j'ai le sentiment paradoxal de grandir au contact des gens très différents, en prenant conscience de ma petitesse. L'école m'a donné une totale liberté dans le choix de ma mission.

  1. Aviez-vous une expérience dans la Solidarité au préalable ?

Oui, mais pour des projets plus modestes: je suis parti quelques semaines au Portugal et en Allemagne avec les associations Concordia et Rempart pour mener des projets à dimension écologique. J'ai aussi participé assez activement à une association de mon école qui aide des lycéens brillants mais issus de milieux socio-culturels peu ouverts aux études longues à envisager cette possibilité sérieusement, dans le l'idée d'être promu socialement.


  1. Qu’est-ce qui vous a orienté vers les MEP ? Avez-vous tenté de partir avec d’autres organismes ?

Je ne connaissais pas les MEP avant de m'y engager. Ce que je voulais, c'était partir avec un organisme ayant une dimension catholique, partir dans un cadre d'Eglise, à la rigueur quel qu'il fut. J'ai donc tapé sur Google quelque chose comme « volontariat catholique » et suis tombé sur un certain nombre d'organismes. J'ai fait acte de candidature à plusieurs (MEP, Fidesco, DCC, SCD,...). Rapidement j'ai été reçu par le P. Colomb, des MEP. Le courant est bien passé, mon projet correspondait bien à leur esprit et inversement, donc je n'ai pas insisté ailleurs.


  1. Le choix du pays a-t-il guidé vos pas vers la rue du Bac ?

Non; j'étais ouvert à tous les pays. Je partais dans un esprit de service, ouvert et disponible à ce qu'on me proposait. A posteriori je suis content d'être en Asie, parce que je trouve ce continent, en plein bouleversement sur tous les plans, très intéressant pour comprendre la marche du monde.


  1. La dimension confessionnelle des missions proposées est-elle un facteur déterminant ? Pourquoi ?

Oui. Je voulais partir dans un cadre d'Eglise. A la rigueur, peut importe lequel, mais il me semblait important de travailler sur toutes les dimensions de l'Homme, de ne pas en occulter une a priori, surtout si c'est - à mon sens – la plus fondamentale de toutes. Et puis je me voyais mal partir un an loin des sacrements. C'est important pour moi.


  1. Quels sont vos souvenirs, bons ou mauvais, de la session de préparation ?

Je n'ai pas de mauvais souvenir. Ah si, peut-être. La première nuit de la formation le chauffage était réglé sur « clim ». En Février, ça fait très froid! ;-))

En revanche, j'ai beaucoup de bons souvenirs. En premier lieu, la rencontre de gens vraiment intéressants. Que ce soit les volontaires, les anciens volontaires, les pères missionnaires, les pères asiatiques qui sont hébergés aux MEP, rue du bac, ce sont tous des gens qui ont des choses à dire, qui ont de la consistance. Pas des mous.

Ensuite, je dirais la dimension spirituelle que les MEP donnent à leur semaine de formation. Une sorte de retraite. Les conférences en elles-mêmes sont généralement très riches aussi. Enfin, last but not least, le plateau de fromages est remarquable!!


  1. Depuis quand êtes-vous parti(e) en coopération ?

Depuis début juillet 2008


  1. Quelles sont vos activités dans le cadre de cette mission ?

Je travaille en trio avec un autre volontaire et un Indonésien pour le foyer « Saint Tarsisius » de Tanjung Pinang (juste au sud de Singapour), un foyer fondé par le père Henri Jourdain, MEP, et qui accueille une petite cinquantaine d'ados, des garçons. Je m'occupe de toutes les questions d'argent, de gestion, et je suis éducateur et animateur: à moi de faire vivre le foyer, en tentant de faire grandir droitement les jeunes qui me sont confiés.

Concrètement, cela signifie que je dois faire en sorte qu'ils se lèvent et soient prêts le matin pour la messe de 5h30 (!), qu'ils ne sèchent pas l'école, qu'ils fassent leurs devoirs, qu'ils s'épanouissent dans des activités ludiques le week-end (sorties à la mer, à la piscine, projection de films de qualité, tournois sportifs...), qu'ils ne soient pas trop malades... Pas le temps de s'ennuyer, d'autant plus qu'ils sont, de tout point de vue, tous très différents les uns des autres. Il faut aussi visiter les familles durant les vacances pour qu'elles gardent bien un lien avec le foyer et ne soient pas trop dépassées par leurs enfants. Souvent des rencontres très riches!


  1. Quels est votre bilan à ce stade de l’expérience ?

J'ai l'impression de gérer la Sécu: Je n'ai pas encore réussi à équilibrer les comptes... Mais je garde espoir ;-)

Il est difficile de faire un bilan qui ait du sens à mi-parcours, après six mois. Surtout dans l'éducatif: 99% de ce que je sème, je ne le moissonnerai pas moi-même. Mais je peux quand même dire que je suis heureux, ce qui n'est pas négligeable, et que j'ai le sentiment que le foyer marche malgré tout correctement. Le plus dur, et c'est sur ça que j'ai l'impression de bloquer, c'est d'arriver à démontrer à mes jeunes quelles sont les vraies valeurs, les rochers sûrs sur lesquels construire sa vie pour qu'elle ait du sens. La jeunesse Indonésienne est comme hypnotisée par l'occident. Ou plutôt par l'idée qu'elle s'en fait. Et ils n'en prennent que les valeurs les plus bas de gamme. C'est assez consternant.


  1. Au terme de votre période de volontariat, comment envisagez-vous le retour ?

Ce n'est pas facile à dire... Très probablement cette expérience sera t-elle fondatrice dans le sens que je veux donner à ma vie, dans l'importance que je vais donner à la Mission et au service de l'Église. Mais je n'ai pas encore assez de recul pour l'analyser. Et puis, je suis encore la « tête dans le guidon »; je ne me suis pas encore beaucoup (assez?) préoccupé du retour... Re-posez-moi la question dans six mois!

Encore un gadget

Grâce à Papa, je viens d'installer un nouveau gadget: en bas à droite, sous les albums de photos, vous pouvez avoir une idée de la fréquentation de ce blog depuis hier soir. Ça ne sert pas à grand chose, je suis d'accord, mais c'est marrant... On apprend, par exemple, que 20% des visiteurs d'hier soir (soit trois personnes) viennent d'Iran (Mahmoud, si tu me lis, je te salue!), que 7 habitent à Paris et un s'est connecté depuis Bordeaux. Je peux aussi savoir que 26,7% des visiteurs utilisent MSIE 7.0 comme navigateur, alors que 13,3% ne sont qu'à la version 6.0. Je sais aussi que la résolution d'écran de 73,3% des visiteurs est 1280 x 1024. C'est utile, ça, comme info, non? On m'indique aussi que 17h00-17h59 (à Paris) est l'heure de pointe avec 8 pages vues...
Big Brother? Où ça?

PS: Vous noterez que je n'ai pas encore la possibilité de connaître le contenu du dernier repas des visiteurs, ni le couleur de leurs yeux, ni même la marque de leurs chaussures.

jeudi 9 avril 2009

Les Indonésiens renouvellent leur parlement


Les Indonésiens se sont rendus aux urnes, jeudi 9 avril, à travers leur archipel de 17 000 îles, pour renouveler le Parlement de Djakarta. Ce scrutin, auquel étaient conviés plus de 170 millions d'électeurs inscrits, a été entaché de violences juste avant l'ouverture des bureaux de vote, en Papouasie, province orientale où six personnes au moins ont péri dans des violences et où des bâtiments ont été incendiés.

Le Parti démocrate du président indonésien,Susilo Bambang Yudhoyono, devrait remporter le plus grand nombre de sièges. Selon un récent sondage, il devrait obtenir aux alentours de 29 % des voix, contre 7,5 % en 2004. Cela ouvrirait la voie à une candidature de l'ancien général Yudhoyono à un second mandat de cinq ans lors de la présidentielle du 8 juillet. "Nous espérons que le processus électoral dans son ensemble, des législatives à la présidentielle, se déroule dans la sécurité, l'ordre et le calme et qu'il soit honnête, équitable et démocratique", a déclaré le président après avoir voté à Bogor, au sud de Djakarta.

Pour la troisième plus grande démocratie au monde (après l'Inde et les Etats-Unis), ce scrutin législatif prend des allures de cauchemar logistique. Les électeurs doivent choisir parmi des milliers de candidats aux Parlements national et régionaux. Les bulletins de vote, qui répertorient 38 partis politiques, ont la taille d'un journal. Mais malgré les problèmes de logistique, la campagne électorale s'est déroulée globalement dans le calme – hormis le cas de la Papouasie.

Les formations qui obtiendront moins de 2,5 % des voix n'auront pas droit à siéger au Parlement. Les bureaux de vote ont fermé à la mi-journée (7 heures, heure française). Yudhoyono est le premier chef de l'Etat à avoir été élu au suffrage universel direct et le premier à aller au bout d'un mandat de cinq ans, depuis que l'autocrate Suharto a été contraint à la démission à la suite des émeutes de 1998.

Vacances!

Les vacances de Pâques sont là. Les enfants vous diraient:"enfin!". Ils les attendaient avec impatience pour rentrer chez eux depuis le nouvel an chinois, et même, pour certains, Noël. Les foyer est donc vide. Enfin, presque. Restent ceux qui habitent trop loin pour ne rentrer qu'une semaine (et chez qui je suis allé à Noël) et quelques lycéens qui fréquentent l'école publique: ils n'ont droit qu'au Vendredi Saint de chômé. Ils sont donc moins de dix, et c'est bien plus calme.
Libéré d'une large partie de mon travail d'encadrement, j'ai reçu deux jours un couple de volontaires DCC. L'occasion de faire une petite virée en moto sur les magnifiques plages de mon île, absolument désertes en ce moment, de se baigner dans une mer de carte postale et de déguster des noix de coco "cueillies" sous nos yeux par un indonésien plus agile qu'un singe. De vraies vacances de milliardaire à deux pas de chez moi et pour quelques (milliers de) roupies.
Hier soir a aussi été l'occasion de partager avec les enfants un saucisson fraîchement envoyé par Papa dans un énorme colis. Première fois pour certains d'entre eux. Tous aiment. Ne serait-ce que par ce que c'est une nourriture identitaire; les musulmans n'en mangent pas.
Ce soir débute le Triduum Pascal, qui, si le scénario maintenant bien rodé ne change pas devrait se conclure en apothéose par la résurrection de NSJC. A Tanjung Pinang, comme dans toutes les paroisses d'Indonésie, on va enchaîner les célébrations, chemins de Croix, récits de la Passion... Ce sera l'objet d'un prochain article.